Lichette sur ton oreille, que je lui ai dit.
Lichette entre tes cuisses, qu'il m'a dit.
J'ai souri.
vendredi, octobre 21, 2005
mercredi, octobre 19, 2005
Tremblay
Putain que j'en ai bu d'la Tremblay c't'été
Y'en a encore qui gît sur le sol à côté d'ma boîte de recyclage
Je sais pas ce que j'attends pour aller quêter mon argent
Peut-être que les vestiges c'est attachant!
vendredi, octobre 07, 2005
C'est à se demander pourquoi les choses ne changent pas. Ne changent pas aussi vite qu'on le voudrait. Ne changent pas tout simplement quand on a besoin de changement. C'est peut-être parce qu'on s'accroche trop. Aujourd'hui j'ai entendu quelqu'un dire qu'il fallait faire confiance à la vie. Comment est-ce qu'on fait pour faire confiance à un concept, à quelque chose d'invisible, de non tangible, bref à quelque chose d'immensément abstrait et impromptu? Dernièrement je m'amusais à dire que j'aimais l'impromptu. Peut-on tout miser sur l'impromptu, sur le hasard? Lui faire confiance. Tout ça fait réellement peur. La dépossession. Comme en avion alors que tes pieds ne touchent pas le sol. La dépossession. La perte d'un certain contrôle qu'on recherche constamment. La tête qui te tourne et le corps qui tangue sur une trottoir cahoteux, incertain. Une ivresse qui te donne une boule dans l'estomac. Quelques sanglots parce que tu es trop faible pour les retenir cette fois. On se sent si vulnérable dans un monde capitaliste. L'autre jour j'étais dans l'autobus à observer la foule s'en aller travailler et je me suis dit: Merde, ma vie consiste réellement à travailler jusqu'à ma mort? C'est vraiment ça la vie? Se trouver un boulot qu'on aime et puis ramasser du fric parce que tout demande du fric. Je commence à croire à l'autarcie. Peut-être finalement que c'est ça la vie, la régression. Un retour à la terre forcée! de toute façon, faut se rendre à l'évidence; tous les signes sont là. Dans peu de temps, les ressources vont manquer. L'or noir s'évapore. Il se transforme en sable qui te glisse entre les doigts alors que tu fermes le poingt pour le retenir. Te glisse entre les doigts alors que tu serres pour le rattraper. Alors je me lève le matin avec toujours les mêmes idées que l'on devrait peut-être faire bouger les choses et mettre des bombes un peu partout pour que le voisin se retourne et te regarde. Pour qu'il s'aperçoive que toi aussi tu existes. Qu'il te tende la main et qu'au coin de sa bouche se dessine quelque chose qui s'apparente à un premier sourire. Foutre des bombes pour que tout le monde réalise que c'est futile de toujours vouloir acquérir et de lever les coudes pour arriver sur le sommet de la montagne. Je dis pas que je vais porter atteinte à vos vies, je dis simplement que j'en ai marre de toujours avoir à tout relier à l'argent. Et ce soir en buvant mon thé, je me suis mise à réfléchir sur ma condition et j'ai pris la décision de ne plus m'en faire et d'attendre ma mort comme tout le monde...
mercredi, octobre 05, 2005
Câlisse
Exaspération dans ma face blanche, fatiguée et frustrée, j'voudrais te câlisser une brique dans le front et te regarder saigner, prendre des photos de ta gueule meurtrie, de ta gueule qui se fou de ma gueule.On vit dans un monde de bêtes sauvages assoifées. Injustice et fraude. Putain je viens de voir mon ex. Un passé qui te rattrappe toujours. Une claque dans la face. J'voudrais que tout s'efface, même mon été. Même ce bout-là de l'été. Tout foutre dans les vidanges, ouvrir les portes et les fenêtres et jeter tous les meubles dans la rue. Créer un immense bouchon pour faire chier un peuple servile. Faire pleurer le Monde. La fin du Monde. Mettre une bombe dans le Centre Eaton et le Carrefour Laval et me saouler la gueule, un joint entre les doigts. Me couler un bain, faire de l'urticaire parce que l'eau est trop bouillante et m'endormir jusqu'à me rattatiner le bout des doigts et à avoir des frissons. Me faire un thé et prendre un livre pour finalement m'acheter un billet d'avion PIS CÂLISSER MON CAMP!
mardi, septembre 27, 2005
Moult
Moult frustrations
Moult changements
Moult perceptions
Moult Moult
Moult tout
Moult va t'en
Moult j'en ai marre
Moult je t'en prie
Moult ÇA VAS-TU FINIR!
Moult changements
Moult perceptions
Moult Moult
Moult tout
Moult va t'en
Moult j'en ai marre
Moult je t'en prie
Moult ÇA VAS-TU FINIR!
vendredi, septembre 23, 2005
D'un trait
Je suis là
Je suis là
C'est facile aujourd'hui ou ce soir
J' ai recommencé à vouloir t'écrire
J'te pointe
J'te nomme
Tu es n'importe qui
J'ai repris mon crayon pis je me marre
Faut croire que le retour à l'école fait du bien
Je vous revois
Je me sens bien et j'écris
Enfin
Pour rien
Ce soir il est tard
J'm'amuse
J'ai ri
J'ai parlé
Et surtout
J'ai eu l'envie pressante de vivre alors que mon cadran affichait deux heures du matin!
Je suis là
C'est facile aujourd'hui ou ce soir
J' ai recommencé à vouloir t'écrire
J'te pointe
J'te nomme
Tu es n'importe qui
J'ai repris mon crayon pis je me marre
Faut croire que le retour à l'école fait du bien
Je vous revois
Je me sens bien et j'écris
Enfin
Pour rien
Ce soir il est tard
J'm'amuse
J'ai ri
J'ai parlé
Et surtout
J'ai eu l'envie pressante de vivre alors que mon cadran affichait deux heures du matin!
mercredi, septembre 21, 2005
Et j'ai expiré...
Ça faisait longtemps que j'avais la main engourdie.
J'arrivais plus à enlever la crampe, une crampe de plusieurs jours, une crampe du genre tenveutpasdescommeça parce qu'elle te gèle sur place.
Ça pris deux mois pour que l'angoisse disparaisse.
Fébrile, j'ai pris mon crayon.
Euphorique j'me suis mise à écrire, à dévaler la page blanche, à la gribouiller, la noircir.
J'me suis envolée.
J'croyais que tu m'avais tout enlevé, mais j'avais juste oublié.
J'avais oublié que ma liberté tu ne peux pas y toucher.
Et je me félicite d'avoir pu te laisser sortir de ma tête, d'avoir osé t'effacer. Delete.
Nouveau dossier, je m'envole plus haut et je te laisse au sol.
J'arrivais plus à enlever la crampe, une crampe de plusieurs jours, une crampe du genre tenveutpasdescommeça parce qu'elle te gèle sur place.
Ça pris deux mois pour que l'angoisse disparaisse.
Fébrile, j'ai pris mon crayon.
Euphorique j'me suis mise à écrire, à dévaler la page blanche, à la gribouiller, la noircir.
J'me suis envolée.
J'croyais que tu m'avais tout enlevé, mais j'avais juste oublié.
J'avais oublié que ma liberté tu ne peux pas y toucher.
Et je me félicite d'avoir pu te laisser sortir de ma tête, d'avoir osé t'effacer. Delete.
Nouveau dossier, je m'envole plus haut et je te laisse au sol.
mardi, septembre 06, 2005
Demain sera-t'il nouveau?
J'essaie de vous écrire, j'bois thé par dessus thé,
mais le jour me suce l'énergie et le soir je ne rêve qu'au lendemain.
J'ai plus le temps.
C'est fatal, inévitable, on se transmue en vieillard jour après jour et la sagesse on passe à côté.
On a rien vu, rien vécu,
Et on pleure parce qu'on souffre.
De quoi?
De quoi?
Demain je serai encore plus vielle qu'aujourd'hui, c'est ma fête, et je ne suis pas prête.
J'ai pas de résolution à avouer.
J'aime ma vie de débauche, j'me massacre en attendant que tout se résorbe, de lui-même.
Je vais faire comme à chaque année, me souhaiter bonne fête, faire la moue et dire que je hais les jours de fêtes.
mais le jour me suce l'énergie et le soir je ne rêve qu'au lendemain.
J'ai plus le temps.
C'est fatal, inévitable, on se transmue en vieillard jour après jour et la sagesse on passe à côté.
On a rien vu, rien vécu,
Et on pleure parce qu'on souffre.
De quoi?
De quoi?
Demain je serai encore plus vielle qu'aujourd'hui, c'est ma fête, et je ne suis pas prête.
J'ai pas de résolution à avouer.
J'aime ma vie de débauche, j'me massacre en attendant que tout se résorbe, de lui-même.
Je vais faire comme à chaque année, me souhaiter bonne fête, faire la moue et dire que je hais les jours de fêtes.
dimanche, août 21, 2005
La nuit je mens, Alain Bashung
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènesJ'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
la nuit je mens...
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènesJ'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
la nuit je mens...
mardi, août 16, 2005
Ooh oui!
Quand il s'est penché pour m'embrasser
Il m'a glissé une parole entre les lèvres
Un shot gun d'amour gratuit
Un poème d'un soir entre deux verres vides
Qui attendaient de se faire remplir eux aussi
Je me suis déshabillée
Le voyage a commencé
Janis s'ocuppait de tout
Elle nous bouffait la pudeur
Dans le creux de l'oreille elle nous disait de se dépêcher
Elle criait la voix rockeuse
J'me suis dit : Let's pretend
Let's pretend it's love tonight
J'vais croire au miracle ce soir
J'me suis pas fait prier pour jouir!
Il m'a glissé une parole entre les lèvres
Un shot gun d'amour gratuit
Un poème d'un soir entre deux verres vides
Qui attendaient de se faire remplir eux aussi
Je me suis déshabillée
Le voyage a commencé
Janis s'ocuppait de tout
Elle nous bouffait la pudeur
Dans le creux de l'oreille elle nous disait de se dépêcher
Elle criait la voix rockeuse
J'me suis dit : Let's pretend
Let's pretend it's love tonight
J'vais croire au miracle ce soir
J'me suis pas fait prier pour jouir!
jeudi, août 11, 2005
Elliott Smith - A Distorted Reality Is Now A Necessity To Be Free
I'm floating in a black balloon
O.D. on Easter afternooon
My mama told me, "baby stay clean
there's no in between."
But all you ladies and you gentlemen
between's all you've ever seen or been
Fit poorly and arrange the sight
Doll it up in virgin white
You disappoint me
you people raking in on the world
The Devil's script sells
you the heart of a blackbird
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Sun's rising on a choppy glare
Rain dropping acid bought up in the air
A distorted reality is now a necessity
to be free
It's so disappointing
first I'll put it all down to luck
God knows why my
country don't give a f**k (f**k)
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
O.D. on Easter afternooon
My mama told me, "baby stay clean
there's no in between."
But all you ladies and you gentlemen
between's all you've ever seen or been
Fit poorly and arrange the sight
Doll it up in virgin white
You disappoint me
you people raking in on the world
The Devil's script sells
you the heart of a blackbird
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Sun's rising on a choppy glare
Rain dropping acid bought up in the air
A distorted reality is now a necessity
to be free
It's so disappointing
first I'll put it all down to luck
God knows why my
country don't give a f**k (f**k)
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
dimanche, août 07, 2005
Comme dirait Katheen: Ça va bien!
C'est pas pour te faire chier, mais j'me sens bien. Ai mangé une toast aux tomates, une tomate de mon plan de tomates, dans mon salon, devant mon écran. L'ai avalé tout rond comme un bon bonbon et je le digère lentement parce que c'était bon. Ai fumé une cigarette dans mon salon comme une hors-la-loi parce que mon coloc fume pas. L'ai inhalé à fond parce que mes poumons rosés en redemandaient. Me suis affalée sur mon futon pis j'ai pris ma guitare pour écrire des chansons. C'est pas pour te faire chier, mais à soir le monde est bon. Le monde est bon.
La mélodie
Silence.
On regarde le plafond, les mains derrière la tête, sans bouger, juste respirer.
-J'me sens libre avec toi.
Silence.
-C'est cool, j'ai toujours cherché ça la liberté.
Un demi sourire au visage, un simple rictus et tout a été dit. Tout a été compris. Aucun préjudice au précieux silence qu'on entonne. C'est ça la vrai musique. Quand ça ne fait pas trop peur. Trop peur pour que les vérités sortent, que les faiblesses s'émeuvent entre elles. Qu'on se révèle. La vraie musique.
Il se tourne vers moi, sur le côté, et m'embrasse. Je l'embrasse. Ma main sur sa nuque, la sienne sur ma hanche. Il ne reste plus qu'à jouir.
vendredi, août 05, 2005
Tu peux jouer à la victime
Mas paroles sont minées, ne les écoute pas.
Tes entrailles exploseront à la résonnance de ma voix.
Ta carcasse criera, sillera et se répandra.
Tu seras mort.
J'entame le compte à rebours.
Ton oreille m'a entendu.
Le sable coule.
C'est toi le martyr.
C'est moi le bourreau.
Quelque chose va sauter.
Tes entrailles exploseront à la résonnance de ma voix.
Ta carcasse criera, sillera et se répandra.
Tu seras mort.
J'entame le compte à rebours.
Ton oreille m'a entendu.
Le sable coule.
C'est toi le martyr.
C'est moi le bourreau.
Quelque chose va sauter.
tentative échue
Ma tentative n'est pas vaine, elle n'est que timide et maladroite. Elle n'est qu'un recommencement à chaque mot. Mon silence n'est que préparatoire, une espèce de soupe qui mijote au-dessus du feu. À quand le débordement? À quand la fin de l'attente? Braver le blocus qui m'empêche de sortir ma plume. Certains me reprocheront l'approche je-me-moi dans mon blog, mais j'assume. J'avoue être perturbée! Je m'utilise comme personnage principal et exclut toutes possibilités d'ouverture et même de guérison. C'est ce qu'on appel être dans une phase. Mais rassurez-vous, je m'ennuie aussi des certitudes, bien malgré moi. Et ça me surprend...
mardi, juillet 26, 2005
Quelqu'un m'a entendu...
Ça sent mauvais.
Déjà deux mois que ça fermente.
Les détritus surabondent.
Tout dégringole.
Faut que j'fasse le ménage, j'vais perdre la raison.
Le corps plié en deux, les mains sur le ventre, j'me sens défaillir.
Mes narines picotent, mon cerveau bouillonne, mes entrailles suintent.
Ja vais dégeuler.
Laisser couler dans les dédales de la ville la rivière d'amertume qui me bouffe le coeur.
La laisser s'éloigner tranquillement, loin, plus loin encore.
Et vlan sur le trottoir.
Ça sent mauvais.
L'air est souillé.
Je batifole avec la folie, le regard vitreux, le pas lent.
Et je titube, ivre de dégoût.
Et je crie:
"Aidez-moé quelqu'un, on dirait que le monde sait plus vivre!!!"
Les éboueurs arrivent, le camion à moitié chargé.
Les gants dans les mains, ils vident, ils vident la rue des déchets, des sacs de haine, des sacs de solitude, des sacs de colère et ils m'enlèvent mes vêtements sales, pourris des souvenirs du passé.
Nue.
À nouveau foetus.
Dépouillée et fraîche.
Je repars, l'air est bon.
Un frisson me parcours l'échine.
Quelqu'un m'a entendu.
lundi, juillet 25, 2005
Effets secondaires
Les doigts dans le creux de ma gorge
La bile qui afflue dans mon oesophage
Le déluge dans la toilette
Faut que j'évacue
Faut que j'évacue
La bile qui afflue dans mon oesophage
Le déluge dans la toilette
Faut que j'évacue
Faut que j'évacue
mercredi, juillet 20, 2005
J'veux une désintoxe!
Occuper ma tête pour pas que ton image surgisse trop souvent.
L'ambulance fait rouler son alarme, elle vient me chercher parce que j'ai le corps en sang.
Mon coeur a éclaté et depuis le plancher est innondée.
Occuper ma tête pour pas que ton image surgisse trop souvent.
Je me répend en sillon entre les craques du parquet pour disparaître, m'éloigner de ton visage.
Me désintégrer pour renaître comme un phénix. Nouvelle vie-nouvelle page.
Faut que j'me fasse une raison, tu peux pas continuer à hanter l'air que je respire. Tu sortiras de ma chair, l'odeur s'effacera, camouflée sous mille histoires, mille différents parfums.
Les ambulanciers sont arrivés. Ils s'évertuent à garder en vie le reste de ma lucidité. Refaire passer l'oxygène dans mes poumons que ma gorge refuse.
Ça fait déjà deux jours que j'ai perdu le souffle.
Que je suis tombée sur le cul.
Que j'ai le visage mouillée de larmes rouges.
Que j'assaie d'oublier le millième de seconde qui m'a foutue par terre. Aterrée.
J'ai sombré dans un coma. Je suis en attente...en attente d'une réanimation complète.
D'une piqure, d'une cure.
D'une façon de continuer en me disant qu'un jour tu vas me croire, au moins un peu, pour commencer.
D'ici là, prends soin de toi, je vais m'évader un peu dans un tourbillon, me promener un peu partout. Je vais courir encore à ma perte pour oublier qu'on s'est connu.
Transformer ma vie, me relever et nettoyer le sol que j'ai souillé de ma tristesse. Je vais la mettre en berne pour quelque temps, la confier aux ambulanciers et offrir mes spasmes de vivre aux inconnus. Me fondre dans des complicités éphémères.
Tu sauras ou me trouver si jamais tu décides de m'apporter l'antidote de la souffrance.
Tu me manques encore...
L'ambulance fait rouler son alarme, elle vient me chercher parce que j'ai le corps en sang.
Mon coeur a éclaté et depuis le plancher est innondée.
Occuper ma tête pour pas que ton image surgisse trop souvent.
Je me répend en sillon entre les craques du parquet pour disparaître, m'éloigner de ton visage.
Me désintégrer pour renaître comme un phénix. Nouvelle vie-nouvelle page.
Faut que j'me fasse une raison, tu peux pas continuer à hanter l'air que je respire. Tu sortiras de ma chair, l'odeur s'effacera, camouflée sous mille histoires, mille différents parfums.
Les ambulanciers sont arrivés. Ils s'évertuent à garder en vie le reste de ma lucidité. Refaire passer l'oxygène dans mes poumons que ma gorge refuse.
Ça fait déjà deux jours que j'ai perdu le souffle.
Que je suis tombée sur le cul.
Que j'ai le visage mouillée de larmes rouges.
Que j'assaie d'oublier le millième de seconde qui m'a foutue par terre. Aterrée.
J'ai sombré dans un coma. Je suis en attente...en attente d'une réanimation complète.
D'une piqure, d'une cure.
D'une façon de continuer en me disant qu'un jour tu vas me croire, au moins un peu, pour commencer.
D'ici là, prends soin de toi, je vais m'évader un peu dans un tourbillon, me promener un peu partout. Je vais courir encore à ma perte pour oublier qu'on s'est connu.
Transformer ma vie, me relever et nettoyer le sol que j'ai souillé de ma tristesse. Je vais la mettre en berne pour quelque temps, la confier aux ambulanciers et offrir mes spasmes de vivre aux inconnus. Me fondre dans des complicités éphémères.
Tu sauras ou me trouver si jamais tu décides de m'apporter l'antidote de la souffrance.
Tu me manques encore...
jeudi, juillet 14, 2005
Glow
Tu ne l'as pas vu accroupie dans le coin du salon à sangloter. Tu riais avec le reste de la ribanbelle, de tes belles dents blanches. La panse énorme et le gros fric dans les poches. Tu n'as pas vue la jeune fille que tu blasais ce soir-là...après lui avoir flanqué une claque au visage. La larme salée, tu ne l'as pas goûté alors qu'elle coulait sur sa joue. Et la marque rouge, bouffie qui maquillait son visage, tu ne la voyais pas. Tu déblatais. Tu brillais. La jeune femme assise dans le coin du salon a les yeux vides et le corps mou. Elle a honte d'elle-même. N'ose plus parler. Ils se foutent tous de sa gueule. C'est toi le roi. L'homme-Dieu. Tu ne l'as pas vue la tristesse dans ses yeux. Tout ce que tu voyais c'était toi.
simple simple
C'est le matin quand je me lève que j'ai le goût de t'écrire.
Tu sais quand le sommeil quitte tes yeux et que le jour entre dans tes pores!
Quand tes muscles s'étirent, regénérés.
La première parole au levée du lit.
C'est quand je suis sous la douche que j'me sens vivre.
Là je me dis que tout est possible.
Hier n'a jamais existé.
C'est aujourd'hui, encore, que tu vas m'embrasser l'épaule.
Pas hier, toujours aujourd'hui.
De la tendresse à perpétuité.
Et puis la première bouffée d'air, la vie qui grouille dehors, qui ne fait que m'attendre.
La fraîcheur de l'inconnu et du hasard qui s'installe à chaque réveil.
L'impromptu qui colore ta journée.
Bien là j'ai juste le goût de m'installer et de t'inventer des histoires.
Tu vois, je la recommencerais toujours cette vie avec toi.
Tu sais quand le sommeil quitte tes yeux et que le jour entre dans tes pores!
Quand tes muscles s'étirent, regénérés.
La première parole au levée du lit.
C'est quand je suis sous la douche que j'me sens vivre.
Là je me dis que tout est possible.
Hier n'a jamais existé.
C'est aujourd'hui, encore, que tu vas m'embrasser l'épaule.
Pas hier, toujours aujourd'hui.
De la tendresse à perpétuité.
Et puis la première bouffée d'air, la vie qui grouille dehors, qui ne fait que m'attendre.
La fraîcheur de l'inconnu et du hasard qui s'installe à chaque réveil.
L'impromptu qui colore ta journée.
Bien là j'ai juste le goût de m'installer et de t'inventer des histoires.
Tu vois, je la recommencerais toujours cette vie avec toi.
mardi, juillet 12, 2005
L'accordeur
Douleur nonchalente qui grimpe sur mes reins à la recherche de l'estampe, de la musique.
Une trace sur une échine qui parcelle, parcourt le reflux sanguin.
Les nerfs s'électrisent et les jambes tremblent.
Fermer les yeux juste pour s'évader.
Oublier l'aiguille qui perce ma chair.
J'écoute le sillement des machines et je me laisse accorder.
Une trace sur une échine qui parcelle, parcourt le reflux sanguin.
Les nerfs s'électrisent et les jambes tremblent.
Fermer les yeux juste pour s'évader.
Oublier l'aiguille qui perce ma chair.
J'écoute le sillement des machines et je me laisse accorder.
samedi, juillet 09, 2005
La révoltée
C'est pas normal d'avoir à crier pour se faire
comprendre alors qu'on parle la même langue.
Tu m'as mis une muselière au visage. J'me sens en cage!
C'est pas normal de plus sentir les odeurs,
d'avaler du réchauffé quand on dit pourtant s'aimer.
J'ai le poil dressé, les oreilles pointées, je suis prête à attaquer.
Veux-tu bien m'dire c'qui marche pas sur la terre. Les amants
ne savent même plus s'aimer. On se retrouve toujours nez-à-nez avec nos histoires du passé.
Quand tu me dis que tout est de ma faute,
j'ai juste le goût de t'engueuler.
Quand tu me fais toujours l'amour
de la même façon, j'ai juste le goût de pleurer.
Quand tu mets tes vieux caleçons carottés,
j'ai juste le goût de m'enfuir.
Ma liberté, tu me l'as enlevée! Fais attention à toi parce que je pourrais m'énerver.
J'va mettre mes sandales pis j'va partir en cavale.
J'va mettre mes sandales pis j'va partir en cavale.
comprendre alors qu'on parle la même langue.
Tu m'as mis une muselière au visage. J'me sens en cage!
C'est pas normal de plus sentir les odeurs,
d'avaler du réchauffé quand on dit pourtant s'aimer.
J'ai le poil dressé, les oreilles pointées, je suis prête à attaquer.
Veux-tu bien m'dire c'qui marche pas sur la terre. Les amants
ne savent même plus s'aimer. On se retrouve toujours nez-à-nez avec nos histoires du passé.
Quand tu me dis que tout est de ma faute,
j'ai juste le goût de t'engueuler.
Quand tu me fais toujours l'amour
de la même façon, j'ai juste le goût de pleurer.
Quand tu mets tes vieux caleçons carottés,
j'ai juste le goût de m'enfuir.
Ma liberté, tu me l'as enlevée! Fais attention à toi parce que je pourrais m'énerver.
J'va mettre mes sandales pis j'va partir en cavale.
J'va mettre mes sandales pis j'va partir en cavale.
L'inexorable
On était quatre ce soir là. Quatre à lutter contre le temps. Couchés sur une couverte! Au plein milieu d'un parc. Quatre. À rire comme des fous pendant que les autos défilent et que la terre tourne. On pensait juste à nous. À ce moment précis de notre existence. Garder le cape. Ché pas si c'est l'gars qui est venu pour une smoke ou le vieux qui dormait accoté à l'arbre. Les maringouins ou l'obscurité. Le joint ou la pomme qu'on a mangé à quatre, mais y'avait ce soir là une vibe! Ça parlait d'elle-même. Toi, tu avais une étincelle dans les yeux. Tu le regardais comme on regarde une fleur. Émerveillée. Lui il te lançait de ses regards qui veulent tout dire. Ouais, ce soir là, nos corps se parlaient entre eux, sans paroles. Moi, j'avais devant moi l'inconnu. Le genre d'inconnu qui te fait te demander:" Est-ce que je lui donne une chance à lui?" On avait pas parlé longtemps, et pourtant, j'avais le goût, ce soir-là, de me foutre du reste du monde. Y'avait juste nous quatre qui comptait. Tu sais le genre de soirée qui devrait toujours durer. Renverser le sablier juste pour une fois, histoire de donner encore plus de temps à l'autre. Encore quelques paroles. Prolonger le plaisir qui tend pourtant à fuir. L'inexorable. Alors l'heure a quand même défilée. On a secoué la couverte et on est reparti comme de rien à travers la ville. Ça s'est terminé comme ça. On avait pas eu le temps de s'offrir. On avait été trop nonchalent. Y'en a combien des chances comme ça qu'on laisse passer?
mardi, juillet 05, 2005
Bien au chaud en quarantaine
J'me suis arraché le coeur
pis je l'ai caché dans le fond de ma sacoche.
J'avais pas le choix.
Pour pas qu'on me le vole, qu'on le bascule, qu'on le secoue.
J'avais pas le choix, pour un peu de paix.
Je l'ai enveloppé dans mon foulard,
il va rester au chaud maintenant.
J'le garde, j'fais mon égoïste.
Je signe pas ma carte de don d'organes.
J'te l'prête même pas pour deux secondes.
J'me suis arraché le coeur pour que tu m'laisses tranquille.
J'le traîne sur mon épaule,
il cogne mes hanches,
j'le fais battre quand je marche, quand je dévale la ville.
J'va t'appeler quand il va avoir retrouvé sa forme,
quand la cicatrice sera belle, assez pour que tu l'embrasses pis que ça me fasse du bien.
J'va t'appeler.
pis je l'ai caché dans le fond de ma sacoche.
J'avais pas le choix.
Pour pas qu'on me le vole, qu'on le bascule, qu'on le secoue.
J'avais pas le choix, pour un peu de paix.
Je l'ai enveloppé dans mon foulard,
il va rester au chaud maintenant.
J'le garde, j'fais mon égoïste.
Je signe pas ma carte de don d'organes.
J'te l'prête même pas pour deux secondes.
J'me suis arraché le coeur pour que tu m'laisses tranquille.
J'le traîne sur mon épaule,
il cogne mes hanches,
j'le fais battre quand je marche, quand je dévale la ville.
J'va t'appeler quand il va avoir retrouvé sa forme,
quand la cicatrice sera belle, assez pour que tu l'embrasses pis que ça me fasse du bien.
J'va t'appeler.
Le penseur oublié
le penseur oublié
s'arrache le coeur
au levée du soleil
son encre est sèche
son papier s'ennuie
laissé dans sa tourelle de tristesses
il songe à celle qu'il aime
encore
en silence
le penseur oublié erre
entre les quatre murs
il écoute les pas
de sa morte adorée
qui monte et qui descend
dans la tour barricadée
la musique des pas que fredonnent les pieds nus
une musique qui s'infiltre dans la serrure dans les fissures de la porte
un boum boum qui dicte le rythme à son coeur
ce qui le tient en vie
le penseur oublié
en vie
en vie
juste en vie
s'arrache le coeur
au levée du soleil
son encre est sèche
son papier s'ennuie
laissé dans sa tourelle de tristesses
il songe à celle qu'il aime
encore
en silence
le penseur oublié erre
entre les quatre murs
il écoute les pas
de sa morte adorée
qui monte et qui descend
dans la tour barricadée
la musique des pas que fredonnent les pieds nus
une musique qui s'infiltre dans la serrure dans les fissures de la porte
un boum boum qui dicte le rythme à son coeur
ce qui le tient en vie
le penseur oublié
en vie
en vie
juste en vie
jeudi, juin 30, 2005
mercredi, juin 29, 2005
Retrouvaille
Elle songe, nue, assise sur le rebord de son lit. Elle aurait pu s'élancer à ses pieds pour le supplier de ne pas partir, mais elle était nue...plus que jamais...dépourvue même. Elle était dépourvue d'arguments, parce qu'elle savait qu'il devait partir. Maintenant ou jamais. Il devait sortir de sa vie parce qu'il l'empoisonnait. Il l'encabannait, elle, la femme. Alors elle se regarde dans le mirroir, le ventre, les seins, les épaules, les jambes, son corps seul de femme désormais seule et elle ne pleure pas. Aucune convulsion. Les remords l'assaillent presque tellement tout est facile à présent. Elle se lève, enfile sa robe et ses sandales, prend ses clés et sort. Il fait chaud. Dans la rue, elle marche, cachée derrière ses lunettes de soleil, comme ça, comme hier et comme demain, elle marche. Rien dans sa tête. Un homme, un jeune homme, croise timidement son regard apeuré, et lui sourit. C'est le premier sourire qu'elle ose confronter. Et cette fois, elle ne se sent pas coupable, de lui répondre en coin, en silence, comme si de rien n'était. Le vent boursoufle le bas de sa robe volage, il lui grimpe dans les cheveux. Elle respire, inhale, un vent qui lui parle, lui parle d'elle, d'elle autrefois. Et elle la sent, elle la sent la liberté!
vendredi, juin 24, 2005
Hier soir, j'ai rencontré un sauvage.
Debout dans la lueur d'une nuit, à mi chemin entre la cuisine et le corridor, il ne comprend pas. Il ne comprend pas le revirement de situation, la crainte sur mon visage. Je suis bourrée, accotée sur le mur, l'ambivalence dans la tête. Qu'ai-je fait! Il me dit de me décider. Alors j'ai le regard aterré et il ne comprend pas. Qu'ai-je fait! Et pourtant la soirée annonçait une nuit si douce et un réveil tranquille. Je me suis laissée emporté par mes pensées craintives. Et il fuit, de par son regard, en premier, et puis par ses traits, ses lèvres, ses joues, et puis, ses bras, son ventre et ses jambes. Mouvement de recul, un petit silence et je sors la phrase fatidique:"C'est juste que je le sais que tu n'as pas vraiment le goût que j'aille dormir chez toi." C'est là que le sauvage est sorti du corps robuste et que la raideur s'est emparé de l'homme. Une telle froideur dans les gestes, dans la voix qui ne dit rien. Le désir immense de s'enfuir, de partir. La décadente déception lui est sautée au visage. Et il claque la porte. Un bruit sourd, un résonnement dans mon appartement, dans le corridor, dans la ville, dans ma tête. Je suis bouleversée, je marche de long en large. Qu'ai-je fait! Et puis, je me ravise, je ressasse cette image dans ma tête et je jubile. Soudain, je jubile d'extase et d'étonnement. La folie essaie de sortir de sa cage thoracique, elle essaie de s'exprimer. Et je revois l'impulsion qui grimpe dans ses jambes, la force des muscles, de ses pas. Et je me sens bien, de l'avoir sorti de sa torpeur sempiternelle. L'ivresse monte dans ma tête et soudain, soudain, j'ai envie de lui, encore, et plus que tout à l'heure. Je veux le dépayser et l'amener dans mon amazonie. Lui offrir l'inordinaire. Et dans ma tête, je le revois, il claque la porte, de plus en plus fort, jusqu'à ce que la poussière tombent des murs. Et moi je m'extasie. J'ai rencontré le petit sauvage.
jeudi, juin 23, 2005
Portail humain
Au bar d'un hôtel miteux, dans le restaurant, à côté d'un vieil ivrogne amer de la vie, tu bois ta solitude nouvelle. Soudain, il te dévisage avec ses yeux qui roule dans ton décolleté. Il ne cherche rien que du diverstissement, une petite soirée en dehors de son quotidien. Une main sur le genou, il te dit que tu es belle ce soir. Ce soir ou n'importe quel soir. Ce soir, il trouve l'inconnue que tu es belle. Et toi, dans ses yeux, tu ressens toute la tristesse et la fatigue du monde. Tu lui prends la main en souriant. Sa bouche pâteuse s'ouvre, il montre ses dents et une larme coule de son oeil gauche.
La cavale de la sauvage
La tzigane, en jupe, bracelets volants, se déhanche devant le feu qui brûle, qui brûle l'inhibition. La fumée enveloppe les courbes de la volupte et elle danse pour lui. Les cheveux noirs dans le visage, son respire qui s'accélère, ses pas coordonées qui piétinent le sable encore chaud, pour lui. Les hommes la regardent, les guitares se réchauffent, les voix s'excitent. Elle s'exhibe les jambes et les épaules, elle attend qu'il la rejoigne, mais l'homme a peur de la tempête qui s'anime en elle. A peur de cette folie. Il se statufie, remplie de maladresse et de gêne. Il n'a pas bougé et le ciel, lui, c'est éclaircit. Elle a repris ses sandales et est partie.
Dans la mémoire du vieil homme, le souvenir d'un été inachevé demeure intacte. Encore vivante elle s'élance à la poursuite du temps, pour lui. Le jour ne se lèvera pas ce matin, dans l'oeil fatigué de l'homme nostalgique. Ils sont clos. Il est parti rejoindre sa sauvage pour danser cette fois avec elle.
dimanche, juin 19, 2005
Ode à la pluie
La pluie c'est fait pour rester à l'intérieur. C'est fait pour boire un thé et regarder les voitures défiler. C'est fait pour lire un livre à voix haute. Quand j'ai mis la bouilloir à "on" pis que la vapeur a commencé à sortir, j'ai eu une envie de sexe. L'encabannement, la frustration, la solitude. Le désir. Le bouillonnement, les remous, le cri strident. J'ai sorti mon Fargue et je me suis accotée sur le comptoir de la cuisine pour oublier le contentement qui ne viendrait pas. Une déambulation majestueuse dans une ville en éveil alors que mon corps stagne dans un appartement trop vieux. J'avais pas encore bu mon deuxième thé que la toilette m'appelait déja. Non, je n'avais pas oublié l'ardeur qui remplissait mes hanches.
Aujourd'hui, je déteste les jours de pluie parce que les jours de pluie c'est fait pour baiser et que quand on a rien à se mettre sous la dent, les jours de pluie c'est encore plus ennuyants.
Chaîne
ça penche à droite
ça penche à gauche
ça ne veut plus s'arrêter
ché pas si c'est moi qui joue à la girouette
ou si c'est toi qui veut pas s'décider à me lâcher
mais je perd l'équilibre
les deux pieds sur le plancher.
ça penche à gauche
ça ne veut plus s'arrêter
ché pas si c'est moi qui joue à la girouette
ou si c'est toi qui veut pas s'décider à me lâcher
mais je perd l'équilibre
les deux pieds sur le plancher.
mercredi, juin 08, 2005
Ardeur
Elle venait de quitter
Celui qu'elle aimait
Pour un autre homme
Qu'elle adorait
Quand elle rencontra
Celui qui la remplit d'ardeur.
Charles Guilbert, Les Inquiets.
(Je recommande à tous de se délecter de ce livre!)
Celui qu'elle aimait
Pour un autre homme
Qu'elle adorait
Quand elle rencontra
Celui qui la remplit d'ardeur.
Charles Guilbert, Les Inquiets.
(Je recommande à tous de se délecter de ce livre!)
mardi, juin 07, 2005
Mirage-Orage
Ce matin quand je me suis levée,
la nuit avait érigé un monticule de poussière sur mon corps;
les murs s'étaient envolés pour laisser le vent souffler sur les draps.
J'ai vu mon visage dans le miroir avant qu'il se fracasse sur le sol
et j'ai pleuré.
Un peu plus loin, l'horizon s'offrait alors j'ai marché et je ne me suis plus arrêtée!
la nuit avait érigé un monticule de poussière sur mon corps;
les murs s'étaient envolés pour laisser le vent souffler sur les draps.
J'ai vu mon visage dans le miroir avant qu'il se fracasse sur le sol
et j'ai pleuré.
Un peu plus loin, l'horizon s'offrait alors j'ai marché et je ne me suis plus arrêtée!
jeudi, juin 02, 2005
L'apesanteur pesante
Y'a plus de corps sur le sofa, les plis se sont agglutinés dans la chair tiède.
Plus de tête sur les épaules fatiguées et plus d'idées qui se fracassent.
Mourir dans un sommeil étouffant en plein coeur de l'après-midi.
Je dérive dans les vapes somnabulantes.
Les heures coulent au travers la sueur qui masque mes reliefs.
On est combien à suffoquer dans son salon et à s'encabaner pour fuir la foule excitée!
Plus de tête sur les épaules fatiguées et plus d'idées qui se fracassent.
Mourir dans un sommeil étouffant en plein coeur de l'après-midi.
Je dérive dans les vapes somnabulantes.
Les heures coulent au travers la sueur qui masque mes reliefs.
On est combien à suffoquer dans son salon et à s'encabaner pour fuir la foule excitée!
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