jeudi, juin 23, 2005

Portail humain

Au bar d'un hôtel miteux, dans le restaurant, à côté d'un vieil ivrogne amer de la vie, tu bois ta solitude nouvelle. Soudain, il te dévisage avec ses yeux qui roule dans ton décolleté. Il ne cherche rien que du diverstissement, une petite soirée en dehors de son quotidien. Une main sur le genou, il te dit que tu es belle ce soir. Ce soir ou n'importe quel soir. Ce soir, il trouve l'inconnue que tu es belle. Et toi, dans ses yeux, tu ressens toute la tristesse et la fatigue du monde. Tu lui prends la main en souriant. Sa bouche pâteuse s'ouvre, il montre ses dents et une larme coule de son oeil gauche.

2 commentaires:

olivier nj a dit...

entre le réel et la fiction
j'aime ca comme l'autre plus haut et plus bas quand c'est pratiquement impossible de dire si l'histoire est vraie ou inventée, comme les textes d'alexie.
c'est beau

Nestor a dit...

Premièrement, un ivrogne ne pleure pas. L'alcool le déshydrate beaucoup trop pour qu'il y ait assez deau dans son corps ne serait-ce que pour une seule larme.

Deuxièmement, il manque de développement du caractère de l'ivrogne. en fait, ça sent la pitié de femme derrière tout ça. Je dirai comme Hitchcock: "Il manque d'humour"

Troisièmement, je ne sais si c'est une qualité ou un défaut que cette façon rouleau-compresseur d'écrire. En fait, il y a une ligne droite, un seul sens à tous ces textes qui pourraient être plus imagés et moins sociaux-politiques. En fait, la beauté du monde se célèbre bien plus loin que la psychologie des urnes de vote.


Quatrièrement, je déteste dire des "premièrement, deuxièmement, troisièmement, etc". Ça fait scolaire et agressif.

Ensuite, côté forme, rien de trop exceptionnel sinon les phrases concises qui jettent les images comme des plans précis, des photographies. Plus d'adjectifs et un style encore plus concis permettrait peut-être une image plus claire, éclatante. toutefois, la fin du poeme est vraiment très très limpide, je dois l'avouer.

Enfin, je sais parfaitement bien que tu désires, ô Madeleine, me torturer en mettant de l'alcool dans tes textes postés. Tu sais tres bien que je travaille présentement et que je ne peux boire de vodka présentement et que je tuerais pour de la vodka. Conclusion: TU ES SADIQUE !

Mais bon, ce n'est pas mon préféré de ces textes, or j'aime trop l'auteure pour m'y attarde. Et c'est en pensant a elle que je me sens mieux et que je me fais l'amour.