mardi, juillet 12, 2005

L'accordeur

Douleur nonchalente qui grimpe sur mes reins à la recherche de l'estampe, de la musique.
Une trace sur une échine qui parcelle, parcourt le reflux sanguin.
Les nerfs s'électrisent et les jambes tremblent.
Fermer les yeux juste pour s'évader.
Oublier l'aiguille qui perce ma chair.
J'écoute le sillement des machines et je me laisse accorder.

1 commentaire:

Nestor a dit...

Wow ! Celui-là est mon préféré jusqu'à présent. Concis, remplis d'images, bien que peu de sons. Mais extrêmement puissant et très rythmé. Il coule comme des accords qui s'enchaînent dans une chanson bien contruite. Dès les premiers mots, une ambiance se forme et se conserve tout au long. C'est comme un rouleau compresseur de quelques verbes.

D'ailleurs, les vers complets sont souvent suivis par d'autres coupés par une virgule. Le lecteur s'impatiente, désir, la rythmique le blesse: une barrière à sa volonté. Bref, c'est un texte sadique qui utilise le sadisme comme procédé formel.

Ces trucs de sadisme m'excitent. Je me sens mieux, et je vais me faire l'amour.