Tu ne l'as pas vu accroupie dans le coin du salon à sangloter. Tu riais avec le reste de la ribanbelle, de tes belles dents blanches. La panse énorme et le gros fric dans les poches. Tu n'as pas vue la jeune fille que tu blasais ce soir-là...après lui avoir flanqué une claque au visage. La larme salée, tu ne l'as pas goûté alors qu'elle coulait sur sa joue. Et la marque rouge, bouffie qui maquillait son visage, tu ne la voyais pas. Tu déblatais. Tu brillais. La jeune femme assise dans le coin du salon a les yeux vides et le corps mou. Elle a honte d'elle-même. N'ose plus parler. Ils se foutent tous de sa gueule. C'est toi le roi. L'homme-Dieu. Tu ne l'as pas vue la tristesse dans ses yeux. Tout ce que tu voyais c'était toi.
1 commentaire:
Ces quelques mots me rappellent toute mon enfance. J'ai l'impression d'y entrevoir une mère castratrice me pointer du doigt en me réprimandant mes moindres actions et gestes.
Du moins, les ruptures, les courtes phrases, jetées et manifestement teintées d'agressivité, nous donne l'impression que l'auteure, probablement elle-même une éventuelle NDA, pointe du doigt ses personnages.
Elle les juge de manière tyrannique ! Elle est... elle est LE MAL ! Parce que... euh... ben... la tyrannie c'est MAL ! Pourquoi ? euh.. ben parce que c'est ce qu'on n'aime pas aujourd'hui.
Où en étais-je ? ah oui ! Maintenant je me sens mieux, j'ai le goût de me faire l'amour.
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