mardi, juillet 05, 2005

Le penseur oublié

le penseur oublié
s'arrache le coeur
au levée du soleil
son encre est sèche
son papier s'ennuie
laissé dans sa tourelle de tristesses
il songe à celle qu'il aime
encore
en silence

le penseur oublié erre
entre les quatre murs
il écoute les pas
de sa morte adorée
qui monte et qui descend
dans la tour barricadée
la musique des pas que fredonnent les pieds nus
une musique qui s'infiltre dans la serrure dans les fissures de la porte
un boum boum qui dicte le rythme à son coeur
ce qui le tient en vie
le penseur oublié
en vie
en vie
juste en vie

1 commentaire:

Nestor a dit...

bes, n'attends pas que je me forge un parcours dans ton intestin. Beau parcours... commentaire vide de grossièreté = mauvais commentaire.

Ce texte, à la mode des romantiques français, est intérressant dans sa forme, or il moins puissant que les textes sadiques qui font grincer des dents. Une impression moins forte se dégage de se texte. Toutefois, la rythmique est parfaite et j'adore le petit écart, autant visuel que sonore, que font les deux vers de la dernière strophe. C'est comme un léger élan avant de retourner dans le court.

Si je psychanalysais, je dirais que le poète semble peu capable de se laisser aller à des envolées ici. L'auteure serait-elle frigide ?

Parlant de frigidité, ce texte me rapelle "Les Djins" de Victor Hugo. Le lien avec la frigidité est seulement que ce poème me fut présenté par l'illustrissime Nicole Caillouette.

NICOLE CAILLOUETTE !

AHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHHAHAHAHHAHAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHHAHAHATDJDIOPFJIFPIOPTJTIJTIOTPJIG

Je me sens mieux, je vais me faire l'amour.