mardi, juillet 05, 2005

Bien au chaud en quarantaine

J'me suis arraché le coeur
pis je l'ai caché dans le fond de ma sacoche.
J'avais pas le choix.
Pour pas qu'on me le vole, qu'on le bascule, qu'on le secoue.
J'avais pas le choix, pour un peu de paix.
Je l'ai enveloppé dans mon foulard,
il va rester au chaud maintenant.
J'le garde, j'fais mon égoïste.
Je signe pas ma carte de don d'organes.
J'te l'prête même pas pour deux secondes.
J'me suis arraché le coeur pour que tu m'laisses tranquille.
J'le traîne sur mon épaule,
il cogne mes hanches,
j'le fais battre quand je marche, quand je dévale la ville.
J'va t'appeler quand il va avoir retrouvé sa forme,
quand la cicatrice sera belle, assez pour que tu l'embrasses pis que ça me fasse du bien.
J'va t'appeler.

2 commentaires:

Madeleine a dit...

Ché pas, mais lui je l'adore. Je vais essayer de le mettre en chanson!

Nestor a dit...

Voilà unt exte qui rassemble les points forts de cette auteure: le sadisme et les images qui frôlent le surréalismes.

Les deux premiers vers sont décidément mes préférés et nous populse tête première dans une âme. Évoqunt une image tellement précise, ils jouent beaucoup sur la musicalité autant par leur rythmique en harmonie que les sonorités utilisées ("cr" Arra" "ché" etc). Très efficace, très sale, très puissant. Ce semble être franchement un point à exploiter tout ce sadisme.

En ce qui concerne le fait de le mettre en musique, je suggère le synth pop à la "Dare !" de The human League. Ce serait vraiment intérressant de rentre cette chansons là dans une forme tellement froide, pleine de synthétiseurs et de drum machines primitifs. Si ce texte ne se retrouve pas dans une toune avec des claps, ça ne vaut même pas la peine de le mettre en chanson.

Tout ce claps' sweet talk me fait me sentir mieux. Je vais me faire l'amour.