lundi, juillet 25, 2005

Effets secondaires

Les doigts dans le creux de ma gorge
La bile qui afflue dans mon oesophage
Le déluge dans la toilette
Faut que j'évacue
Faut que j'évacue

2 commentaires:

Madeleine a dit...

En fait, c'est pas vraiment d'une soirée dont il est question!
Je crois qu'on va se comprendre la-dessus!

Nestor a dit...

J'aurais eu tendance à ajouter une descriptions des particules dans le vomit, mais cela est mon style uniquement. Ce petit poème est tellement imagé et extrêmement virulent, comme un mauvais virus de la grippe.

L'effet le plus intense est vraiment ce "faut que j'évacue" répété à la fin. D'ailleur, le mot, sa sonorité même, est très intérressante. Le son "v" est de mise lorsqu'on parle de vomir: il coule, vvvvvvvv. Et le "c", quelle agressivité !

Je soutiens mon idée, cette auteure est sadique.

Mais comment décrire ce poème !? Voilà: c'est une explosion, une éjaculation. Oh là là, je me sens tellement mieux, je vais vraiment me faire l'amour.