mercredi, décembre 13, 2006
Pluie, Oh pluie que tu m'écoeures!
J'aime la pluie pour la solitude qu'elle amène, mais là elle me fait franchement chier parce que ma neige a disparue et que la meilleure solitude c'est celle de l'hiver! Je me rappelle mes hivers en Abitibi et même à Rivière-du-Loup où rien ne pouvait faire fondre les premières bordées de niege mouillée. Implacable, elles se collait au sol et demeurait jusqu'à ce que le printemps veule bien arriver. Et ça prenait du temps parce qu'en Abitibi c'est le royaume des tempêtes et qu'à Rivière-du-Loup le fleuve rafraîchit toute la ville; comme un microcosme. Je dois encore me plaindre de Montréal, il n'y a plus de vrais hivers. Ma première année comme Montréalaise, je l'ai passée dans le Mont-Royal à faire du ski de fond. Ça fait au moins deux saisons et demi que les conditions de ski sont mauvaises, à tel point que mon équipement s'ennuie dans le placard. C'est horrible! L'année passée, avec des amis, on s'est loué un chalet dans le fin fond des bois aux abords de Québec. Nik et moi sommes allés nous perdre en raquettes dans la forêt et je me suis royalement sentie énergisée. Ah, que le froid arrive pour que je me taise. Je vais aller manger des friandises glacées et écouter un classique de Frosty the snowman.
samedi, novembre 11, 2006
Bébé, il y a un mois de ça!
Malheureusement, on ne voit que ses deux bras, mais il a tout de même des jambes. On les a vu! Enfin, c'est définitif, je ne vois plus mon vagin, mais mes pieds par contre ils apparaissent lorsque je marche sinon, stationnaire, je ne vois quedale. J'étire tous mes t-shirts, je porte ceux de mon copain et je me lève quinze fois par nuit pour aller pisser. Il n'y a pas une âme qui vive à Montréal qui ait daignée m'offrir sa place dans le bus ou le métro, je dois toujours le demander et c'est frustrant à la longue. C'est à croire que la politesse est partie vivre ailleurs. Faut que je me plaigne dans une lettre ouverte. Attention les hormones!!!!Mais à part mon dégoût croissant de la société montréalaise, tout va bien. Je dois fixer ma maîtrise avant d'accoucher et de casser les doigts de mon valeureux copain qui tentera de m'aider dans ma souffrance. Je lui ai dit que j'allais m'agripper aux barres de métal du lit. Il m'a dit que c'était plus satisfaisant et réconfortant une main...si t'insiste! Et mes voisines d'en bas chantent à tue tête : "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?" Le pire c'est qu'il y a une voix masculine qui répond d'un "OUI" aigu. Hum, combien sont-elles pour une seul "OUI" aigu? Je ne veux pas vraiment le savoir, ce sont les mêmes voisines stupides qui mettent de la musique commerciale à 7h45 le matin faisant vibrer mon plancher, me réveiller, m'habiller et descendre cogner à leur porte les cheveux en l'air pour leur parler de respect.
Bon c'est tout pour ce soir, je m'en vais me coucher, Frankie Boy est juste trop fou et m'assène la vessie de ses coups de pieds ou de tête??!!??
Bonne nuit, ciao.
jeudi, novembre 02, 2006
Intermède
Je regarde le ciel comme s'il allait m'apporter la suite de mon récit. Je fouille dans le bleu et je ne vois rien: il n'y a personne sur le toit des grattes-ciel qui regardent l'horizon avant de se jeter en pâturage aux voitures dans son seul désespoir. Il fait clair, le bruit de la rue monte jusqu'à ma fenêtre et rien ne bouge dans mon salon. Mon chat dort sur le lit, mon thé refroidi et bébé est immobile dans sa piscine amniotique. Juste moi qui tente de trouver du mystère dans tout ça et qui rêve d'ouvrir le sac de Cape Cod dans le garde-manger si ce n'était pas de ma conscience qui me rappelle que tout ce que j'engloutis passe nécessairement dans les veines de celui qui grandit en moi bien au chaud dans son 37 degré celcius constant.
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
samedi, octobre 28, 2006
La Chine
Un de mes amis est parti en Chine pour enseigner l'anglais pendant un an et je le lis assiduement sur ses deux blogs (un en anglais http://efigierosa-chichieng.blogspot.com/ et un en français http://efigierosa-chichi.blogspot.com/). Il est fasciné par le fait que la créativité de ses élèves est constamment réprimée. Il ne connaisse pas le mot créativité et veulent tous rester dans un cadre pré-établi où tout leur est dicté, jusqu'à ce qu'ils doivent manger et porter. Et je me suis mise à me demander pourquoi parfois je sentais aussi le fort besoin de faire comme d'autres alors que toute ma vie je me suis battue en moi-même pour être dans une marge qui me plaisait et me ressemblait. J'en reviens à Montréal, encore une fois, parce qu'elle m'avale de plus en plus et que ça me fait peur. J'ai l'impression parfois d'avoir été aspirer dans le tourbillon de la piscine qu'on s'amusait tous à faire étant jeune en courant de façon circulaire. Bien, Montréal, c'est la piscine dans laquelle on s'amusait. L'eau est fraiche et revigore l'esprit, mais après quelque temps, elle nous possède, nous dirige et fait de nous ce qu'elle veut bien. Et souvent, on ne lutte même pas.
Ce n'est pas moi qui soit en Chine et pourtant je me sens dépaysée. Décidément, ça doit être l'appel de l'ailleurs.
Ce n'est pas moi qui soit en Chine et pourtant je me sens dépaysée. Décidément, ça doit être l'appel de l'ailleurs.
jeudi, octobre 12, 2006
Des roches et des dires


J'ai mis des roches sur le bord de mes fenêtres. Elles traînaient dans d'énormes sacs de plastique sous le lit dans mon ancien appartement. J'ai décidé de leur donner enfin leur place qu'elles méritent.
Hier j'ai découvert que mon buddha avait perdu un bras lors du déménagement; celui qui porte un bol rempli de pièces d'or. Est-ce que c'est un signe? Son squellette se compose d'une énorme roche roseâtre à laquelle d'autres petites roches blanches sont collées. Voilà pourquoi il était si lourd.
J'ai déposé un vase indénosien dans le fond de mon corridor avec une branche d'arbre que le fleuve avait rejeté à Rivière-du-Loup: ça fait zen.
Quand je regarde dehors, je vois seulement le ciel et une antenne Bell Express vu.
jeudi, octobre 05, 2006
Événement déclencheur: le temps
Je sais ce qui ne va pas. Je suis saturée, j'en peux plus de la ville. Montréal me rend insensible, elle m'agresse avec ses lumières qui tournoient et son chant métallique constant. Je n'arrive pas à m'isoler, je veux retrouver ma campagne. Montréal me remplie la tête; elle m'empêche de me concentrer. Je n'arrive plus à écrire comme avant. C'est l'odeur, les mêmes petits oiseaux bruns dans les arbustes défeuillus, les pigeons gris à faire pleurer. Les églises transformés en condos, les insensibles dans les autobus. Tout ça commence à me puer au nez.
L'autre soir en rentrant dans la 80, il y a un vieillard qui, manifestement, se tient difficilement debout: il avait le dos courber et se tenait à deux mains. Le trajet a durer 20 minutes, tout le monde assis sauf lui et moi qui, la bedaine empêchant ma veste de se boutonner, le sac à dos dans une main m'accrochais du plus fort que je le pouvais pour diminuer les arrêts cavaliers du chauffeur. Pas un astie d'étourdies de marde a oser offrir au moins son banc au pauvre homme qui se balançait d'un côté et de l'autre selon les humeurs de la route et de l'employé bête de la STM. C'est devenue effarant, inquiétant, honteux de vivre entouré d'imbéciles.
J'en ai ma claque. J'voudrais tirer ma révérence et laisser la zizanie se débrouiller toute seule. Montréale est dégueulasse. Autant j'ai pu l'aimer pendant cinq ans, autant lorsque mes pieds frôlent ses trottoirs sales j'entends grincer mes dents.
J'accouche, je finis ma maîtrise et on part pour la maison familial montrer à notre enfant comment entretenir un jardin et faire flotter des bateaux sur la rivière. Lui montrer comment siffler avec une brindille d'herbe verte entre les pouces et regarder les étoiles sans jamais se fatiguer. Juste entendre les criquets le soir à la fraîcheur de la nuit. Ce sera bientôt un aurevoir bien mérité...
L'autre soir en rentrant dans la 80, il y a un vieillard qui, manifestement, se tient difficilement debout: il avait le dos courber et se tenait à deux mains. Le trajet a durer 20 minutes, tout le monde assis sauf lui et moi qui, la bedaine empêchant ma veste de se boutonner, le sac à dos dans une main m'accrochais du plus fort que je le pouvais pour diminuer les arrêts cavaliers du chauffeur. Pas un astie d'étourdies de marde a oser offrir au moins son banc au pauvre homme qui se balançait d'un côté et de l'autre selon les humeurs de la route et de l'employé bête de la STM. C'est devenue effarant, inquiétant, honteux de vivre entouré d'imbéciles.
J'en ai ma claque. J'voudrais tirer ma révérence et laisser la zizanie se débrouiller toute seule. Montréale est dégueulasse. Autant j'ai pu l'aimer pendant cinq ans, autant lorsque mes pieds frôlent ses trottoirs sales j'entends grincer mes dents.
J'accouche, je finis ma maîtrise et on part pour la maison familial montrer à notre enfant comment entretenir un jardin et faire flotter des bateaux sur la rivière. Lui montrer comment siffler avec une brindille d'herbe verte entre les pouces et regarder les étoiles sans jamais se fatiguer. Juste entendre les criquets le soir à la fraîcheur de la nuit. Ce sera bientôt un aurevoir bien mérité...
samedi, septembre 30, 2006
L'été me fait délirer, l'automne récupère mes idées
J'attends que les feuilles virent encore plus au rouge pour me promener dans le bois. Je les regarde de loin. Quelque fois, une traverse mon regard et tombe devant mes pieds. C'est l'automne, enfin, j'en pouvais plus de suffoquer. Une brise froide traverse le moustiquaire de ma fenêtre, je grelotte un peu et ça fait du bien. Tout est plus tranquille dehors. Seul le vent qui fait bouger les branches. Mes voisins colons d'en haut se sont tus. Le poil de mon chat s'épaissi; sa fourrure hivernale traîne un peu partout sur mon sofa. J'adore le froid, les joues et le nez rouges, m'habiller en pelures d'oignon et enrouler mon cou d'un grand foulard.
Mon enfant va naître en hiver, comme ça me rend heureuse; son premier contact avec l'humanité sera la neige...la neige.
Mon enfant va naître en hiver, comme ça me rend heureuse; son premier contact avec l'humanité sera la neige...la neige.
jeudi, septembre 21, 2006
lundi, septembre 04, 2006
Bébé à 12 semaines
vendredi, août 04, 2006
Ca y est, jai decide de lecrire sur mon blog (clavier anglais sur un apple)
Je vais devenir de plus en plus grosse
Je vais prendre de lamplitude
Je ne verrai plus mes pieds ni mon vagin
Vivement la grossesse a 22 ans
Je nai pas un rond
Je nai pas de diplome
Bien sur que jai la frousse
Que je dors mal la nuit
Que je naccepte pas encore de ne plus rentrer dans mes pantalons
Mais cest mon chum qui est content
Jai les seins comme des melons
En plus, ils donnent du lait
Pour en rire un peu, on sest dit quon lappellerait Frankiboy
Et meme Bonson, si jamais cest des jumeaux
Et quils fonderaient une compagnie: Frankiboy-Bonson et Associes.
Je vais accoucher en plein hiver; ma saison preferee
Fin fevrier, vous risquez de mentendre crier et sacrer jusqua ce que jexpulse
Dun beau bebe.
Je vais prendre de lamplitude
Je ne verrai plus mes pieds ni mon vagin
Vivement la grossesse a 22 ans
Je nai pas un rond
Je nai pas de diplome
Bien sur que jai la frousse
Que je dors mal la nuit
Que je naccepte pas encore de ne plus rentrer dans mes pantalons
Mais cest mon chum qui est content
Jai les seins comme des melons
En plus, ils donnent du lait
Pour en rire un peu, on sest dit quon lappellerait Frankiboy
Et meme Bonson, si jamais cest des jumeaux
Et quils fonderaient une compagnie: Frankiboy-Bonson et Associes.
Je vais accoucher en plein hiver; ma saison preferee
Fin fevrier, vous risquez de mentendre crier et sacrer jusqua ce que jexpulse
Dun beau bebe.
jeudi, juin 29, 2006
jeudi, juin 08, 2006
jeudi, mai 18, 2006
Au Beebop
Après une discussion de quelques minutes au Beebop hier soir avec Alexie et mon chum, j'en suis venue à la conclusion que le problème avec mon chat fou c'est que dans sa tête elle me domine!
Là, je dois dire que j'ai un peu honte; je me fais dominer par mon chat...
Là, je dois dire que j'ai un peu honte; je me fais dominer par mon chat...
mercredi, mai 17, 2006
Nikolski
Quand j'ai ouvert Nikolski, une vague de bonheur m'a traversé, jusqu'à la dernière page. Quand j'ai refermé le bouquin, une immense tristesse m'a submergée. Là, ça n'allait pas du tout. Je me suis dit: Mais je ne pourrai jamais écrire quelque chose de semblable; je n'ai pas voyagé, mes connaissances sont si insignifiantes! Combien de temps est-ce que ça va me prendre pour arriver à ce que j'appelle une vraie écrivaine? Quand serais-je comblée et entièrement en plein contrôle de mon écriture?
Mais complètement abattue.
Là je suis tombée dans des délires existentielles à savoir si je valais vraiment quelque chose ou si j'allais changer le cours de l'histoire ou au moins m'inscrire dans celle-ci. Ça fait à la fois dure et pitié!
Entre deux envolées psychotiques, je suis allée me procurer le roman chez Raffin, dans le vieux-port, pour que mon copain le lise. Il est devant moi, les poissons me pointent. Je n'ose pas l'ouvrir. En ce qui me concerne, il va m'attendre un an et voyager d'une main à l'autre jusqu'à ce que je sois prête de le confronter à nouveau.
Je commence à me demander ce qu'il y a en moi qui m'accroche autant à ma terre natale...
Mais complètement abattue.
Là je suis tombée dans des délires existentielles à savoir si je valais vraiment quelque chose ou si j'allais changer le cours de l'histoire ou au moins m'inscrire dans celle-ci. Ça fait à la fois dure et pitié!
Entre deux envolées psychotiques, je suis allée me procurer le roman chez Raffin, dans le vieux-port, pour que mon copain le lise. Il est devant moi, les poissons me pointent. Je n'ose pas l'ouvrir. En ce qui me concerne, il va m'attendre un an et voyager d'une main à l'autre jusqu'à ce que je sois prête de le confronter à nouveau.
Je commence à me demander ce qu'il y a en moi qui m'accroche autant à ma terre natale...
Au secours!
Mon chat est fou!
Je lui ai acheté du Herbal Calmer, une sorte de truc homéopathic pour chats qui est supposé la rendre joyeuse et légère! En fait, lorsque je lui mets dans la geule, sa première réaction est de se débattre comme une folle et de me déchirer la peau des cuisses avec ses pattes d'en arrière, ensuite elle court partout dans l'appartement avec un gros filet de bave sur le bord de la lèvre et elle crache. La première fois j'ai paniquée à la voir réagir autant et puis j'y ai goûté pour voir si c'était pas un caprice. J'ai eu un haut le coeur. Pauvre chat. Mais quand je me suis rendue compte, 10 minutes plus tard, que mon chat ne miaulait plus devant la porte au fond du corridor pour attirer mon attention, mais qu'elle dormait sur une chaise comme une droguée, j'ai tout simplement jubilée de surprise et de bonheur. Le hic la-dedans, c'est que j'ai bien peur qu'elle développe une immunition contre ce Herbal Calmer. Je dois lui en donner de plus en plus!
Enfin, je ne sais plus quoi faire. La semaine passé, elle vient nous rejoindre mon copain et moi dans le lit en ronronnant comme un moteur de frigidaire. C'est ti pas cute! On s'endort, bercé par le vrombissement, et elle me saute sur le bras droit et le gruge de toutes ses forces avec ses maudites grandes dents pointues que je suis à la veille de limer!!! AHHHH SOUFFRANCE! Je me tortille de douleur, mon chum est en tabarnak, elle a les pupilles hyper rondes, la queue qui balaie le sol à cent mille à l'heure prête à sauter encore sur moi. Fuck, qu'est-ce que je suis supposée comprendre de ce comportement là?
Le jour ou je mettrai au monde un enfant, elle va le prendre pour un jouet, va lui sauter dessus et le machouillé jusqu'à être complètement mouillé de son sang. Comme si je le donnais en paturage! Merde, je ne sais plus quoi faire, elle est juste folle. Comment suis-je supposée la faire tuer ou la donner à quelqu'un? Juste d'y penser ça me torture et la culpabilité monte.
J'aurais jamais crue qu'un chat puisse être une source de stress aussi élevé! Experts pour animaux aidez-moi?????????? Dans quelques jours il me manquera une jambe probablement et puis un bras et je ne pourrai plus communiquer!
Je lui ai acheté du Herbal Calmer, une sorte de truc homéopathic pour chats qui est supposé la rendre joyeuse et légère! En fait, lorsque je lui mets dans la geule, sa première réaction est de se débattre comme une folle et de me déchirer la peau des cuisses avec ses pattes d'en arrière, ensuite elle court partout dans l'appartement avec un gros filet de bave sur le bord de la lèvre et elle crache. La première fois j'ai paniquée à la voir réagir autant et puis j'y ai goûté pour voir si c'était pas un caprice. J'ai eu un haut le coeur. Pauvre chat. Mais quand je me suis rendue compte, 10 minutes plus tard, que mon chat ne miaulait plus devant la porte au fond du corridor pour attirer mon attention, mais qu'elle dormait sur une chaise comme une droguée, j'ai tout simplement jubilée de surprise et de bonheur. Le hic la-dedans, c'est que j'ai bien peur qu'elle développe une immunition contre ce Herbal Calmer. Je dois lui en donner de plus en plus!
Enfin, je ne sais plus quoi faire. La semaine passé, elle vient nous rejoindre mon copain et moi dans le lit en ronronnant comme un moteur de frigidaire. C'est ti pas cute! On s'endort, bercé par le vrombissement, et elle me saute sur le bras droit et le gruge de toutes ses forces avec ses maudites grandes dents pointues que je suis à la veille de limer!!! AHHHH SOUFFRANCE! Je me tortille de douleur, mon chum est en tabarnak, elle a les pupilles hyper rondes, la queue qui balaie le sol à cent mille à l'heure prête à sauter encore sur moi. Fuck, qu'est-ce que je suis supposée comprendre de ce comportement là?
Le jour ou je mettrai au monde un enfant, elle va le prendre pour un jouet, va lui sauter dessus et le machouillé jusqu'à être complètement mouillé de son sang. Comme si je le donnais en paturage! Merde, je ne sais plus quoi faire, elle est juste folle. Comment suis-je supposée la faire tuer ou la donner à quelqu'un? Juste d'y penser ça me torture et la culpabilité monte.
J'aurais jamais crue qu'un chat puisse être une source de stress aussi élevé! Experts pour animaux aidez-moi?????????? Dans quelques jours il me manquera une jambe probablement et puis un bras et je ne pourrai plus communiquer!
mardi, avril 25, 2006
Une histoire de Kidney
(avant propos: J'ai envoyé ce texte-là pour un nouveau cahier de nouvelles supposé sortir en juin. Le thème:Ketchup. C'est une histoire que je trouve vraiment comique. J'ai eu que des critiques négatives. Je leurs donne aucune valeur, sincèrement, parce que j'ai eu du fun à l'écrire et que j'en suis bien fière. Alors, JE VOUS EMMERDE EN TABARNAKKKKK ( les critiques) Bon c'était fucking soulageant Aaaaaaaah!)
Dans le dépanneur Pétro, il est deux heures du matin, le commis a les yeux bien grands ouverts, les pupilles toutes dilatées. Dans le fond de la pièce, un soûlard batifole avec les frigidaires de bières barrées. Les néons blancs éclairent l’endroit; irritent les plus endormis ou les moins réveillés. Sur la tablette, il ne reste, entre deux sacs de guimauves et du pop corn en sachet pour micro-onde, qu’une seule bouteille en plastique format 1L de Ketchup. Je m’en empare avec une rapidité de lion. Quand il n’en reste qu’une, ça devient une question de survie. Je m’avance vers le comptoir caisse ou le gars jase avec deux jeunes femmes attifées de petits shorts courts et de minuscules camisoles Molson Dry. Ça doit être des représentantes.
-Ça va être tout?
-Ouais, juste du Ketchup.
-5 et 19 ste-plaît.
C’est toujours plus cher que dans les épiceries. Je fouille dans ma poche de jeans.
-Aaahh, du Heinzzz! Cé squia d’meilleurre!
En arrière de moi, l’ivrogne sur le point de baver sur mon épaule souri comme un bêta. Je dois dire que je ne comprends pas trop la situation, mais je lui fais signe que « ouais » de la tête en répondant qu’il a bien raison. Ça sert à rien de s’obstiner avec des gens trop bourré.
-C’est la seule, man!
Le caissier me remet mon change. Je prends la bouteille et pousse la porte vitrée de la sortie. Le type s’élance vers moi.
-Eille yeillle yeille, ousssé tu penses tu t’en vas d’même toé?
Il fait deux pas et trébuche sur le cadre de porte, mais s’y agrippe alors qu’elle se referme tranquillement sur lui. Il doit être plus saoul que je ne le pensais. Sur le trottoir, je m’allume une smoke, histoire de profiter un peu de la nuit chaude. Fuck, le gaz est à 110.4 le L. Une chance que j’ai pas de char, je préfère marcher. Ça vide l’esprit et ça te permet de fumer sans te stresser.
-Eille toé!
Désormais à mes côtés, l’haleine de fort qui s’évade de sa bouche m’étourdi. Ouais, ça faisait un bout que j’avais pas senti du concentré de même. Je ne sors plus depuis que je me suis retrouvé à l’hôpital, inconscient et tout nu. Mais bon, c’est pas vraiment ça l’intérêt de mon propos présentement.
-Tu sssé pas combien chu attaché à ça moé. En pointant ma main gauche qui tient la bouteille.
Tout petit comme bonhomme, il doit faire cinq pieds quatre, ça fait que je le regarde de biais, les yeux un peu détachés.
-T’aurais pas une autre clope pour moé? J’te d’manderai pas de change.
Les mecs comme lui, j’en ai souvent côtoyés; ils ont toujours de quoi d’intéressant à raconter. Je sors mon paquet et mon briquet pour l’allumer. Sans dire un mot. On est là, à regarder le ciel sans étoiles, un qui chancelle sur ses deux jambes, mais qui a quand même l’air bien, les lumières de la station d’essence trop fortes.
-Tsé, moé, chu pas dangereux!
-T’inquiète, man.
Je continue ma route. Il me suit. C’est ce que je pensais; le genre de gars bien seul qui a le goût de jaser. Le Ketchup toujours dans la main gauche, il me dit :
-Tsé, j’ai déjà failli mourir…
Je le laisse parler, en marchant encore, je ne veux pas l’interrompre. C’est pas poli et puis quand quelqu’un dit le mot mourir à la fin de sa phrase, je pense que ça vaut la peine de s’oublier deux secondes.
-Ah, ouin!
-Ça fait deux ans de tsa. Tabbbarnak que ça fait mal.
-Mourir?
-Ben non, épais, les kidneys, qu’il dit en riant, étouffé par son hoquet soudain.
Là, je ne le suis plus pantoute. J’ai peut-être pogné le mauvais saoulons de la nuit qui va me déblatérer tout son blabla délirant de schizo, tout frais échappé de l’asile! Fallait que je tombe sur sa nuit d’évasion et que je sois la première bonne âme qu’il voit. Mais bon, j’ai pas grand-chose à faire cette nuit, je fais de l’insomnie, et anyway, je suis déjà engagé. On se retrouve assis dans les escaliers d’un marchand de tapis, avenue du Parc, à fixer des yeux la bouteille de Kecthup qui gît une marche plus bas.
-Tsé, faut juste ach’té du Heinzz.
Alors il me raconte qu’il y a deux ans de ça il a failli mourir d’une crise de reins. C’est ce qu’il prétend, mais il ne s’est jamais rendu à l’urgence. Il avait une barre dans la poitrine, la peau ultra sensible et les yeux qui braillaient constamment. Il a passé la moitié de la journée à gueuler comme un chien battu étendu sur son sofa. Quand il a eu le courage de se lever, entre deux pincements au ventre, il est allé dans la salle de bain pour prendre son Maalox.
-C’tun médicament mirâcle quand t’a mal au corps, ben à tout s’qui touche l’intérieur-là
-Ouais…
Mais il n’en avait plus. Il l’avait terminée depuis un bon bout de temps. Habituellement, qu’il dit, il a juste assez de cash pour payer son loyer, s’acheter du Maalox et du gros gin. Puisqu’il était à court et qu’il souffrait trop, paralysé par la douleur, il ne pouvait pas se rendre à la pharmacie.
-J’te dis, comme une femme enceinte. Ça t’prend dans l’dedans pis ça t’étouffe. Tu veux juste mourir pis sacrer tout le temps. R’marque que pour moé, j’ai pas b’soin d’avoir des crampes pour sacré…
Il éclate d’un gros rire gras et s’étouffe, crache deux ou trois motons, j’ai pas trop regardé, et reprend son sérieux lorsque ses yeux retombent sur la bouteille de Ketchup. J’attends la suite de son histoire.
Quand il est retourné pour se coucher sur son divan, les mains sur sa bedaine (c’était ses kidneys : il en est sûr, il connaît ça l’anatomie, qu’il dit), il devait passer dans sa cuisine.
-Ça m’a frappé, comme un éclair. Une bouteille de Ketchup Heinzz sua table, un peu vielle, mais encore bonne, me r’gardait drette din zieux! Ça pas pris d’temps que j’ai enlevé la capote de plastique.
Il l’a bu au complet. C’est ce qu’il dit, mais bon, ça doit être tellement dégueulasse que t’a juste le goût de vomir. Bien, ça l’a guérit. Comme par magie.
-J’sé pas c’qui mette la d’dans, mais moé, ça m’a r’tappé. C’était comme un baume en d’dans. J’avais pu mal aux kidneys!
Le sourire dans le visage, je rie avec lui parce que son histoire me rend heureux. Le soir même, il est sorti avec, dans sa froc, une grosse bouteille de gin. Il a cessé de parler, s’est levé, m’a salué et est parti bien fière. Je fume une dernière cigarette et rentre chez moi.
Dans la cuisine, de la lumière éclaire encore le corridor et de la musique joue. Il est quatre heures du matin. Ça m’a pris deux heures pour acheter du Ketchup. Ma blonde dort à la table, la face dans ses frites McCain. Je m’assois en face d’elle pour la contempler deux minutes. Elle ronfle. J’ouvre la bouteille de Ketchup et en dépose une flaque dans son assiette tout d’un coup que sa fringale lui revenait à son réveil. J’en mets sur mon doigt pour y goutter. Toujours le même goût sucré et rafraîchissant. On n’a pas changé la recette. Je serre le Ketchup dans le frigo et vais me coucher.
Dans le dépanneur Pétro, il est deux heures du matin, le commis a les yeux bien grands ouverts, les pupilles toutes dilatées. Dans le fond de la pièce, un soûlard batifole avec les frigidaires de bières barrées. Les néons blancs éclairent l’endroit; irritent les plus endormis ou les moins réveillés. Sur la tablette, il ne reste, entre deux sacs de guimauves et du pop corn en sachet pour micro-onde, qu’une seule bouteille en plastique format 1L de Ketchup. Je m’en empare avec une rapidité de lion. Quand il n’en reste qu’une, ça devient une question de survie. Je m’avance vers le comptoir caisse ou le gars jase avec deux jeunes femmes attifées de petits shorts courts et de minuscules camisoles Molson Dry. Ça doit être des représentantes.
-Ça va être tout?
-Ouais, juste du Ketchup.
-5 et 19 ste-plaît.
C’est toujours plus cher que dans les épiceries. Je fouille dans ma poche de jeans.
-Aaahh, du Heinzzz! Cé squia d’meilleurre!
En arrière de moi, l’ivrogne sur le point de baver sur mon épaule souri comme un bêta. Je dois dire que je ne comprends pas trop la situation, mais je lui fais signe que « ouais » de la tête en répondant qu’il a bien raison. Ça sert à rien de s’obstiner avec des gens trop bourré.
-C’est la seule, man!
Le caissier me remet mon change. Je prends la bouteille et pousse la porte vitrée de la sortie. Le type s’élance vers moi.
-Eille yeillle yeille, ousssé tu penses tu t’en vas d’même toé?
Il fait deux pas et trébuche sur le cadre de porte, mais s’y agrippe alors qu’elle se referme tranquillement sur lui. Il doit être plus saoul que je ne le pensais. Sur le trottoir, je m’allume une smoke, histoire de profiter un peu de la nuit chaude. Fuck, le gaz est à 110.4 le L. Une chance que j’ai pas de char, je préfère marcher. Ça vide l’esprit et ça te permet de fumer sans te stresser.
-Eille toé!
Désormais à mes côtés, l’haleine de fort qui s’évade de sa bouche m’étourdi. Ouais, ça faisait un bout que j’avais pas senti du concentré de même. Je ne sors plus depuis que je me suis retrouvé à l’hôpital, inconscient et tout nu. Mais bon, c’est pas vraiment ça l’intérêt de mon propos présentement.
-Tu sssé pas combien chu attaché à ça moé. En pointant ma main gauche qui tient la bouteille.
Tout petit comme bonhomme, il doit faire cinq pieds quatre, ça fait que je le regarde de biais, les yeux un peu détachés.
-T’aurais pas une autre clope pour moé? J’te d’manderai pas de change.
Les mecs comme lui, j’en ai souvent côtoyés; ils ont toujours de quoi d’intéressant à raconter. Je sors mon paquet et mon briquet pour l’allumer. Sans dire un mot. On est là, à regarder le ciel sans étoiles, un qui chancelle sur ses deux jambes, mais qui a quand même l’air bien, les lumières de la station d’essence trop fortes.
-Tsé, moé, chu pas dangereux!
-T’inquiète, man.
Je continue ma route. Il me suit. C’est ce que je pensais; le genre de gars bien seul qui a le goût de jaser. Le Ketchup toujours dans la main gauche, il me dit :
-Tsé, j’ai déjà failli mourir…
Je le laisse parler, en marchant encore, je ne veux pas l’interrompre. C’est pas poli et puis quand quelqu’un dit le mot mourir à la fin de sa phrase, je pense que ça vaut la peine de s’oublier deux secondes.
-Ah, ouin!
-Ça fait deux ans de tsa. Tabbbarnak que ça fait mal.
-Mourir?
-Ben non, épais, les kidneys, qu’il dit en riant, étouffé par son hoquet soudain.
Là, je ne le suis plus pantoute. J’ai peut-être pogné le mauvais saoulons de la nuit qui va me déblatérer tout son blabla délirant de schizo, tout frais échappé de l’asile! Fallait que je tombe sur sa nuit d’évasion et que je sois la première bonne âme qu’il voit. Mais bon, j’ai pas grand-chose à faire cette nuit, je fais de l’insomnie, et anyway, je suis déjà engagé. On se retrouve assis dans les escaliers d’un marchand de tapis, avenue du Parc, à fixer des yeux la bouteille de Kecthup qui gît une marche plus bas.
-Tsé, faut juste ach’té du Heinzz.
Alors il me raconte qu’il y a deux ans de ça il a failli mourir d’une crise de reins. C’est ce qu’il prétend, mais il ne s’est jamais rendu à l’urgence. Il avait une barre dans la poitrine, la peau ultra sensible et les yeux qui braillaient constamment. Il a passé la moitié de la journée à gueuler comme un chien battu étendu sur son sofa. Quand il a eu le courage de se lever, entre deux pincements au ventre, il est allé dans la salle de bain pour prendre son Maalox.
-C’tun médicament mirâcle quand t’a mal au corps, ben à tout s’qui touche l’intérieur-là
-Ouais…
Mais il n’en avait plus. Il l’avait terminée depuis un bon bout de temps. Habituellement, qu’il dit, il a juste assez de cash pour payer son loyer, s’acheter du Maalox et du gros gin. Puisqu’il était à court et qu’il souffrait trop, paralysé par la douleur, il ne pouvait pas se rendre à la pharmacie.
-J’te dis, comme une femme enceinte. Ça t’prend dans l’dedans pis ça t’étouffe. Tu veux juste mourir pis sacrer tout le temps. R’marque que pour moé, j’ai pas b’soin d’avoir des crampes pour sacré…
Il éclate d’un gros rire gras et s’étouffe, crache deux ou trois motons, j’ai pas trop regardé, et reprend son sérieux lorsque ses yeux retombent sur la bouteille de Ketchup. J’attends la suite de son histoire.
Quand il est retourné pour se coucher sur son divan, les mains sur sa bedaine (c’était ses kidneys : il en est sûr, il connaît ça l’anatomie, qu’il dit), il devait passer dans sa cuisine.
-Ça m’a frappé, comme un éclair. Une bouteille de Ketchup Heinzz sua table, un peu vielle, mais encore bonne, me r’gardait drette din zieux! Ça pas pris d’temps que j’ai enlevé la capote de plastique.
Il l’a bu au complet. C’est ce qu’il dit, mais bon, ça doit être tellement dégueulasse que t’a juste le goût de vomir. Bien, ça l’a guérit. Comme par magie.
-J’sé pas c’qui mette la d’dans, mais moé, ça m’a r’tappé. C’était comme un baume en d’dans. J’avais pu mal aux kidneys!
Le sourire dans le visage, je rie avec lui parce que son histoire me rend heureux. Le soir même, il est sorti avec, dans sa froc, une grosse bouteille de gin. Il a cessé de parler, s’est levé, m’a salué et est parti bien fière. Je fume une dernière cigarette et rentre chez moi.
Dans la cuisine, de la lumière éclaire encore le corridor et de la musique joue. Il est quatre heures du matin. Ça m’a pris deux heures pour acheter du Ketchup. Ma blonde dort à la table, la face dans ses frites McCain. Je m’assois en face d’elle pour la contempler deux minutes. Elle ronfle. J’ouvre la bouteille de Ketchup et en dépose une flaque dans son assiette tout d’un coup que sa fringale lui revenait à son réveil. J’en mets sur mon doigt pour y goutter. Toujours le même goût sucré et rafraîchissant. On n’a pas changé la recette. Je serre le Ketchup dans le frigo et vais me coucher.
Il y a quelques jours de ça, j'ai voulue détruire ce blog. J'en avais marre et puis j'étais très colérique. Ces impulsions ça me connaient. Mais je me suis ravisé, pour personne en fait. J'ai commencé à écrire un bouqin. C'est le quatrième que je commence depuis que j'écris. Le premier c'était en secondaire un. Bon j'ose même pas en parler. Bref, je ne sais pas encore si je vais en publier des bribes sur mon blog. Tout ce que je sais, c'est que l'été commence pour moi, ce qui veut dire deux jobs à la fois alors je risque de négliger un peu ce très cher blog aux visiteurs supers absents. De toute façon, on dit qu'on écrit en premier pour soi. J'ai pas envie cette fois-ci d'envoyer chier encore tout le monde ( quelques exceptions); je donne dans le genre blasée aujourd'hui. Oui, je suis menstruée.
Je suis tellement menstruée, que c'est nouveau tampon aux deux heures. Maudit que je me sens fragile dans ce temps-là. le premier soir j'étais hyper dépressive, le deuxième, je ne pouvais pas bouger et aujourd'hui, je suis faible sans aucune volonté. J'ai le goût de faire de la bouffe, mais j'ai pas le courage de sortir jusqu'au Provigo. Mes chats dorment, juste le sillement des électros trame mon appartement. C'est une journée dégeulasse. Je vous laisse, je m'en vais écouter The Who!
Je suis tellement menstruée, que c'est nouveau tampon aux deux heures. Maudit que je me sens fragile dans ce temps-là. le premier soir j'étais hyper dépressive, le deuxième, je ne pouvais pas bouger et aujourd'hui, je suis faible sans aucune volonté. J'ai le goût de faire de la bouffe, mais j'ai pas le courage de sortir jusqu'au Provigo. Mes chats dorment, juste le sillement des électros trame mon appartement. C'est une journée dégeulasse. Je vous laisse, je m'en vais écouter The Who!
mardi, avril 11, 2006
jeudi, mars 09, 2006
Plainte (pour ceux qui disent que je me plains souvent)
Dehors la neige, quand mes pieds s'y enfoncent, fait le même bruit qu'au début de l'automne quand les premières bordées fondantes recouvrent le gazon sec. Est-ce que ça pue l'automne ou si ça sent bon le printemps? Je m'y perd. À marcher dans le mileu du parc à quelques centaines de pas de l'homme au parapluie, je ne pense à rien. Mon sac sur mon épaule droite tire sur mon manteau reluisant et la peau est les muscles suivent sous son balottement contre ma hanche. Il est 5h30 et il fait noir; une noirceur morose qui enveloppe pas juste le parc, ni le plateau Mont-Royal, mais toute la ville. Journée de pluie pour les plus indifférents. Journée de cul pour les plus insatisfaits. Température de merde qui fait couiner tous les genoux marqués de blessures de jeunesses; de vieilles conneries enfantines. L'humidité irrite mon humeur. Je ne fais plus attention aux vieilles crottes de chiens qui naîssent à la surface des trottoirs. Je m'en fou. Ça sent mauvais aujourd'hui le printemps. Les changements de température me font toujours horreurs. Plus rien à faire sauf écrire, fumer un joint et manger des biscuits "papineau" de marque David avec bien du sucre.
samedi, février 25, 2006
Robert et son frigidaire
Quel son dissonant que celui de l’appartement qui résonne. Le frigidaire. Lui qui gronde sans arrêt comme pour nous montrer qu’il existe. Mais alors quoi! Tu crois qu’on ne t’a pas remarqué? Toi le bedonnant qui nous appelle pour se goinfrer jusqu’aux petites heures du matin. Qui nous tente et nous enjolive avec ta viande froide et ton fromage.
-Tais toi! C’est de ta faute si j’ai le sommeil facile et la panse enflée à longueur de journée!
Voilà que Robert se met à parler à son réfrigérateur. La cause de tous ses malheurs. Ses voisins sont déjà planqués devant leur fenêtre, bière à la main, à se foutre de sa gueule. Un vrai dingue. Ils l’enverront probablement à l’asile! Ce n’est pas de sa faute s’il a le goût de s’engueuler aujourd’hui et que la seule personne qui daigne lui répondre est cette foutue boîte électrique! Mais ça ne vaut pas la peine qu’il s’en fasse. Tout le monde est déglingué de nos jours. Il y a des pédophiles dans la rue qui matent les petits enfants, d’autres qui ont des fétiches pas possible et il y en a des comme lui qui préfère passer leurs frustrations sur leurs meubles d’appartement. Et puis, il n’y a pas âme qui vive dans le bloc, c’est l’heure ou tout le monde travaille.
-On est pogné ensemble…connard! Ouais! c’est à toi que je parle le frigo! marmonne t’il.
Et il en remet! Il vrombit de nouveau à gorge déployée son chant métallique et rauque. Ça parait qu’il ne sait pas à qui il a affaire. Robert est un homme orgueilleux qui ne se laisse pas piler sur les pieds si facilement. Tout de même, il pourrait se la fermer au moins le temps qu’il s’assoupisse. Il fait trente degré dehors, il a les nerfs à vif et a besoin d’un petit somme. Après, je te jure que tu vas pouvoir chanter à tue tête comme bon te semble. Robert aura assez de forces pour te débrancher!
-Ah!mais arrête petit son agressant et nonchalant, tu commences sérieusement à m’agacer! crie t’il.
On sait tous que tu ne tolères pas la chaleur, mais si ça continue c’est Robert qui va bouillir.
-Si tu ne termines pas ta chanson de métal, j’te lance en bas du balcon! Tu reviendras quand tu auras terminé ta passe d’égoïste. Gros balourd!
Le même bruissement résonne dans l’appartement.
-Quoi, ai-je bien entendu? Tu me traites de petit parleur, petit faiseur? Bien là, tu as sonné ton arrêt de mort! lui lance t’il en se levant précipitamment.
Robert se dirige en trombe vers son unique rival. Un combat terrible et tonitruant s’entame dans la cuisine du petit quatre et demi. Les voisins s’affalent sur leur balcon. Les mises commencent : « Vingt piastres que le p’tit est pas capable de le lever! » « Vingt piastres que le frigo lui casse un orteil! » Le visage de Robert s’empourpre de rage. Il empoigne l’énorme caisse blanche caillée et lui fait faire un pas vers la porte. La chaleur est accablante et la sueur perle déjà sur son front nu. Le gros frigo ne se laisse pas déplacée facilement. Il résiste. Se laisse tomber contre le mur coinçant la main droite de Robert.
-AÏE! Maudite affaire! grogne t’il.
Ses jointures saignent, éraflées par le frottement contre le vieux mur craquelé. Décidément, tout penche en faveur de l’adversaire. Robert a mal choisi sa journée pour une engueulade. Oh! mais le voilà qui n’a pas dit son dernier mot. Il ne se laisse pas aplatir. Il agrippe le coin supérieur droit du frigidaire et tire de toutes ses forces. Sa camisole est détrempée et il n’a pas franchi encore la porte du balcon. Ses muscles sont sur le point de déchirer sous le poids de son ennemi du jour. Il se frotte les yeux et s’essuie le visage avec son avant bras. L’assaut reprend. Le combat périlleux continue; le frigo n’a pas dit son dernier mot. Il se laisse tomber sur le pied droit de Robert et celui-ci lâche un cri de douleur mêlée à de la colère. Qui sera le plus fort? Qui résistera? La porte du congélateur s’ouvre et frappe de plein fouet son nez. Robert lâche son étreinte et recule de quelques pas. Un peu de sang perle sur le bord de ses narines. Il est exténué. Son souffle est rauque. Il s’appuie contre le comptoir et baisse les yeux en signe de défaite. Robert est vaincu. Il ne peut pas se mesurer à cet électroménager si corpulent. Il regarde son bon vieil ami depuis cinq ans et lui serre la main.
-Dis donc, on ne ferait pas la paix par hasard? Ca m’a donné un peu soif tout ça! s’exclame t’il en un souffle.
Le frigidaire se laisse docilement ouvrir.
- Finalement, tu n’es pas si pire que ça après tout. Tu es tellement fidèle. Je trouve toujours ce que je veux avec toi.
Robert se débouche une bouteille de bière et retourne s’affaler sur le divan. Un silence de mort règne dans le logement. Robert glousse de complaisance tout en toussant deux ou trois coups et prend une bonne lampée de blonde.
Soudain, un miaulement aigu surgit du fond du corridor. Robert se retourne en crachant sa gorgée et aperçoit son chat. De grands yeux verts le fixent. Une tension s’empare de ses muscles. Ses pupilles s’arrondissent et hop! le voilà à quatre pattes prêt pour la chasse…Grrrr. Les mises recommencent de plus bel : « Vingt piastres que le chat lui crève un œil! » L’ennemi est plus faible cette fois et puis d’ailleurs, une fois en bas du balcon, la petite bête ne risque rien. Un chat, ça retombe toujours sur ses pattes!
-Tais toi! C’est de ta faute si j’ai le sommeil facile et la panse enflée à longueur de journée!
Voilà que Robert se met à parler à son réfrigérateur. La cause de tous ses malheurs. Ses voisins sont déjà planqués devant leur fenêtre, bière à la main, à se foutre de sa gueule. Un vrai dingue. Ils l’enverront probablement à l’asile! Ce n’est pas de sa faute s’il a le goût de s’engueuler aujourd’hui et que la seule personne qui daigne lui répondre est cette foutue boîte électrique! Mais ça ne vaut pas la peine qu’il s’en fasse. Tout le monde est déglingué de nos jours. Il y a des pédophiles dans la rue qui matent les petits enfants, d’autres qui ont des fétiches pas possible et il y en a des comme lui qui préfère passer leurs frustrations sur leurs meubles d’appartement. Et puis, il n’y a pas âme qui vive dans le bloc, c’est l’heure ou tout le monde travaille.
-On est pogné ensemble…connard! Ouais! c’est à toi que je parle le frigo! marmonne t’il.
Et il en remet! Il vrombit de nouveau à gorge déployée son chant métallique et rauque. Ça parait qu’il ne sait pas à qui il a affaire. Robert est un homme orgueilleux qui ne se laisse pas piler sur les pieds si facilement. Tout de même, il pourrait se la fermer au moins le temps qu’il s’assoupisse. Il fait trente degré dehors, il a les nerfs à vif et a besoin d’un petit somme. Après, je te jure que tu vas pouvoir chanter à tue tête comme bon te semble. Robert aura assez de forces pour te débrancher!
-Ah!mais arrête petit son agressant et nonchalant, tu commences sérieusement à m’agacer! crie t’il.
On sait tous que tu ne tolères pas la chaleur, mais si ça continue c’est Robert qui va bouillir.
-Si tu ne termines pas ta chanson de métal, j’te lance en bas du balcon! Tu reviendras quand tu auras terminé ta passe d’égoïste. Gros balourd!
Le même bruissement résonne dans l’appartement.
-Quoi, ai-je bien entendu? Tu me traites de petit parleur, petit faiseur? Bien là, tu as sonné ton arrêt de mort! lui lance t’il en se levant précipitamment.
Robert se dirige en trombe vers son unique rival. Un combat terrible et tonitruant s’entame dans la cuisine du petit quatre et demi. Les voisins s’affalent sur leur balcon. Les mises commencent : « Vingt piastres que le p’tit est pas capable de le lever! » « Vingt piastres que le frigo lui casse un orteil! » Le visage de Robert s’empourpre de rage. Il empoigne l’énorme caisse blanche caillée et lui fait faire un pas vers la porte. La chaleur est accablante et la sueur perle déjà sur son front nu. Le gros frigo ne se laisse pas déplacée facilement. Il résiste. Se laisse tomber contre le mur coinçant la main droite de Robert.
-AÏE! Maudite affaire! grogne t’il.
Ses jointures saignent, éraflées par le frottement contre le vieux mur craquelé. Décidément, tout penche en faveur de l’adversaire. Robert a mal choisi sa journée pour une engueulade. Oh! mais le voilà qui n’a pas dit son dernier mot. Il ne se laisse pas aplatir. Il agrippe le coin supérieur droit du frigidaire et tire de toutes ses forces. Sa camisole est détrempée et il n’a pas franchi encore la porte du balcon. Ses muscles sont sur le point de déchirer sous le poids de son ennemi du jour. Il se frotte les yeux et s’essuie le visage avec son avant bras. L’assaut reprend. Le combat périlleux continue; le frigo n’a pas dit son dernier mot. Il se laisse tomber sur le pied droit de Robert et celui-ci lâche un cri de douleur mêlée à de la colère. Qui sera le plus fort? Qui résistera? La porte du congélateur s’ouvre et frappe de plein fouet son nez. Robert lâche son étreinte et recule de quelques pas. Un peu de sang perle sur le bord de ses narines. Il est exténué. Son souffle est rauque. Il s’appuie contre le comptoir et baisse les yeux en signe de défaite. Robert est vaincu. Il ne peut pas se mesurer à cet électroménager si corpulent. Il regarde son bon vieil ami depuis cinq ans et lui serre la main.
-Dis donc, on ne ferait pas la paix par hasard? Ca m’a donné un peu soif tout ça! s’exclame t’il en un souffle.
Le frigidaire se laisse docilement ouvrir.
- Finalement, tu n’es pas si pire que ça après tout. Tu es tellement fidèle. Je trouve toujours ce que je veux avec toi.
Robert se débouche une bouteille de bière et retourne s’affaler sur le divan. Un silence de mort règne dans le logement. Robert glousse de complaisance tout en toussant deux ou trois coups et prend une bonne lampée de blonde.
Soudain, un miaulement aigu surgit du fond du corridor. Robert se retourne en crachant sa gorgée et aperçoit son chat. De grands yeux verts le fixent. Une tension s’empare de ses muscles. Ses pupilles s’arrondissent et hop! le voilà à quatre pattes prêt pour la chasse…Grrrr. Les mises recommencent de plus bel : « Vingt piastres que le chat lui crève un œil! » L’ennemi est plus faible cette fois et puis d’ailleurs, une fois en bas du balcon, la petite bête ne risque rien. Un chat, ça retombe toujours sur ses pattes!
Une orange au parc Lafontaine
C’est l’heure ou le soleil au milieu du ciel réchauffe la ville et fait monter l’humidité du sol jusqu’aux nuages. C’est l’été à Montréal et la vie s’est ralentie pour quelques heures. Assise sur un banc de parc, Misha, les écouteurs sur les oreilles, lit un quelconque roman pris au hasard dans la bibliothèque de son salon. Ce livre se veut une raison de sortir de ses quatre murs. Au parc Lafontaine, face à l’étang, elle lit. La vie n’existe plus autour d’elle. Le jeune vendeur de crème glacée à bicyclette, les chiens dans l’eau, les enfants sur l’herbe sont figés dans un tableau. Ils sont suspendus dans le vide. Autour d’elle, une bulle de verre s’est créée. Tous les bruits ricochent sur la paroi de sa coquille transparente. Cachée derrière ses lunettes de soleil brune, elle est seule au monde.
Sur le bout du banc, s’assoit une jeune fille à l’allure un peu énervée. Ses gestes sûrs sont à la fois saccadés. Elle fouille dans son sac en tissu et sort une grosse orange. Elle n’a probablement pas conscience elle aussi de tout ce qui l’entoure. Des écouteurs rembourrés lui cachent les oreilles. Ses cheveux sont retenus par une barrette noire de façon à laisser quelques mèches ondulées lui recouvrir le côté du visage. Elle change de chanson avec son minuscule lecteur et plante ses ongles dans la chair spongieuse du fruit.
Misha continue sa lecture, imperturbable. De gros morceaux de pelure tombent sur le sol. La jeune femme les ramasse machinalement et les enfouies dans un petit sac en plastique probablement destinée à la poubelle. L’orange ronde est enflée de jus. Elle la déchire de façon à former deux portions, mais un de ses doigts s’enfoncent dans la pulpe et un jet éclabousse la joue droite et le livre de Misha. Elle sort aussitôt de sa torpeur, surprise par le liquide froid et l’odeur d’agrume. Elle enlève ses écouteurs et s’aperçoit qu’elle n’est plus seule sur le banc. Elle esquisse un demi sourire emplit de timidité et de sincérité. La jeune femme à l’orange se confond en excuses. Elle articule, ses bras volent dans les airs. Misha éclate d’un rire franc alors que l’autre se tait, regarde son orange et ricane finalement en lui tendant l’une des moitiés.
La musique dans leurs oreilles s’est arrêtée. Les deux femmes dégustent sous le soleil plombant leur morceau de fruit. Le tableau reprend vie. Les chiens nagent, les écureuils harcèlent les passants, les enfants courent sous le regard perplexe de leurs parents et le marchand de glace entonne son éternel discours : « Crèèème glacée! Crèèème glacée! ». Dans le parc Lafontaine, l’existence foisonne et les deux femmes prennent part à ce spectacle. Il fait beau et chaud à Montréal. Une paix s’est installée dans les rues. C’est l’été.
Sur le bout du banc, s’assoit une jeune fille à l’allure un peu énervée. Ses gestes sûrs sont à la fois saccadés. Elle fouille dans son sac en tissu et sort une grosse orange. Elle n’a probablement pas conscience elle aussi de tout ce qui l’entoure. Des écouteurs rembourrés lui cachent les oreilles. Ses cheveux sont retenus par une barrette noire de façon à laisser quelques mèches ondulées lui recouvrir le côté du visage. Elle change de chanson avec son minuscule lecteur et plante ses ongles dans la chair spongieuse du fruit.
Misha continue sa lecture, imperturbable. De gros morceaux de pelure tombent sur le sol. La jeune femme les ramasse machinalement et les enfouies dans un petit sac en plastique probablement destinée à la poubelle. L’orange ronde est enflée de jus. Elle la déchire de façon à former deux portions, mais un de ses doigts s’enfoncent dans la pulpe et un jet éclabousse la joue droite et le livre de Misha. Elle sort aussitôt de sa torpeur, surprise par le liquide froid et l’odeur d’agrume. Elle enlève ses écouteurs et s’aperçoit qu’elle n’est plus seule sur le banc. Elle esquisse un demi sourire emplit de timidité et de sincérité. La jeune femme à l’orange se confond en excuses. Elle articule, ses bras volent dans les airs. Misha éclate d’un rire franc alors que l’autre se tait, regarde son orange et ricane finalement en lui tendant l’une des moitiés.
La musique dans leurs oreilles s’est arrêtée. Les deux femmes dégustent sous le soleil plombant leur morceau de fruit. Le tableau reprend vie. Les chiens nagent, les écureuils harcèlent les passants, les enfants courent sous le regard perplexe de leurs parents et le marchand de glace entonne son éternel discours : « Crèèème glacée! Crèèème glacée! ». Dans le parc Lafontaine, l’existence foisonne et les deux femmes prennent part à ce spectacle. Il fait beau et chaud à Montréal. Une paix s’est installée dans les rues. C’est l’été.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Je bois mon café pour penser à toi
Hier quand la neige fondait
Que le printemps se pointait
On serrait notre grosse couette
On sortait de notre cocon
Plus besoin de se coller pour se réchauffer.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Il vente
J’ai monté le chauffage
J’ai toujours froid et le bout de mes seins frissonne.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
J’ai ressorti ma grosse couette
Viens me frotter les orteils avec tes pieds
Viens je vais partager mon café
J’ai pensé à toi au premier flocon blanc
L’hiver et ton nez rouge
Tes yeux plissés pour couper le vent.
La neige s’entasse dans ma cours arrière
Il fait de plus en plus froid
Tu es beau avec tes joues roses
Je colle mon visage à ta bouche
Sous la grosse couette, nos pieds dansent.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Et ça me donne envie de te faire l’amour.
Je bois mon café pour penser à toi
Hier quand la neige fondait
Que le printemps se pointait
On serrait notre grosse couette
On sortait de notre cocon
Plus besoin de se coller pour se réchauffer.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Il vente
J’ai monté le chauffage
J’ai toujours froid et le bout de mes seins frissonne.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
J’ai ressorti ma grosse couette
Viens me frotter les orteils avec tes pieds
Viens je vais partager mon café
J’ai pensé à toi au premier flocon blanc
L’hiver et ton nez rouge
Tes yeux plissés pour couper le vent.
La neige s’entasse dans ma cours arrière
Il fait de plus en plus froid
Tu es beau avec tes joues roses
Je colle mon visage à ta bouche
Sous la grosse couette, nos pieds dansent.
Ce soir il neige dans ma cours arrière
Et ça me donne envie de te faire l’amour.
La cavale
J’ai mis mes sandales et je suis partie en cavale
Tu t’es aperçu de rien
Les jours, les heures et même les minutes nous éloignaient
Un premier pied dans la ganse de cuir
Tu ne m’as pas vu
Tu parlais, tu réfléchissais, tu regardais ailleurs
J’ai enfilé l’autre et mis ma sacoche sur mon épaule
Dans la rue, je ne t’appartenais plus
J’ai mis mes sandales et je suis partie en cavale
En galop, en bus, en train
Tu t’es aperçu de rien
L’horloge a sonné tous ses coups
Personne ne l’a remontée
J’ai glissé la clé dans le fond de mon sac
Accrochée à mon trousseau
Je suis montée dans un char et j’ai chaussé la vie.
Tu t’es aperçu de rien
Les jours, les heures et même les minutes nous éloignaient
Un premier pied dans la ganse de cuir
Tu ne m’as pas vu
Tu parlais, tu réfléchissais, tu regardais ailleurs
J’ai enfilé l’autre et mis ma sacoche sur mon épaule
Dans la rue, je ne t’appartenais plus
J’ai mis mes sandales et je suis partie en cavale
En galop, en bus, en train
Tu t’es aperçu de rien
L’horloge a sonné tous ses coups
Personne ne l’a remontée
J’ai glissé la clé dans le fond de mon sac
Accrochée à mon trousseau
Je suis montée dans un char et j’ai chaussé la vie.
jeudi, février 09, 2006
Ode à Alexie
Bon......je suis une vrai contradiction vivante! Alexie j'ai finalement sublimé mon manque de cul!! J'ai finalement réussi à le rendre à son paroxysme! Il m'a subitement empli! J'ai commencé à écrire quelque chose de pas mal je crois!!!! Ouuiiiiii!!! Merci Alexie!! Putain que ça fait du bien de retrouver son cachier!!! Je me sentais virer folle!
bref...je crois que ça va parler de cul....!
bref...je crois que ça va parler de cul....!
Poème très explicite
J'ai le bouton en fleur
Mûr de toutes ses pétales
Ça chatouille et ça grouille
Je flotte dans ma rosée du matin
Fraîche et humide
Une lumière m'éclaire le visage en sueur
Et je tombe en convulsion
Mûr de toutes ses pétales
Ça chatouille et ça grouille
Je flotte dans ma rosée du matin
Fraîche et humide
Une lumière m'éclaire le visage en sueur
Et je tombe en convulsion
Fausse poétique du manque de cul
Je suis tellement en manque de sexe que j'ai même plus d'inspiration. C'est un fait établi désormais que le sexe est un élément essentiel pour maintenir une bonne santé mentale. Le manque de sexe prend alors la forme d'une grosse chimère bouffante de toute inspiration créatrice.
Fuck!
Je suis en manque de cul et mon cerveau se pétrifie. Il se ramolli et je ne pense plus qu'avec ma libido. Tout autour de moi m'énerve. Je suis devenue hyper irritante. Mes pensées n'arrivent plus à dériver. Elles se concentrent à la réalisation d'une bonne baise!
Je ne croyais jamais un jour être aussi en manque pour mal fonctionner. Mon corps est en cure et mes nerfs sont à vifs! Je ne sais plus quoi écrire ni quoi dire.
Monsieur le Médecin, donnez-moi des drogues qui simulent l'orgasme, la sueur, les râlements, les haletements et les spasmes de jouissances! Fuck!
Je veux sublimer mon manque de SEXE, comme me l'a gentiment proposé Alexie, mais je n'y arrive pas. Je tente de me consoler en me disant que dans quelques jours tout sera terminé. Je compte les heures. Même pas, c'est pas vrai, je feuillette le Kama Sutra.
Bordel de merde!
C'est ça être une femme moderne? Ne pas pouvoir se suffir à soi-même?
Plainte et complainte et redoubletriplecomplainte.
Si je n'arrive pas bientôt à écrire quelques pages de prose potables, je sens que je vais devenir violente!
Ahhhhhhhh..........
vendredi, février 03, 2006
Poetry is no place for a heart that's a whore
Le verre dans la main droite, je bois. J'ai l'habitude de boire ma bière seule dans le bar au coin de chez nous. Non pas que je sois une alcoolique, mais les frissons que donne le liquide froid me calme. Et donc, je bois pour un peu de frissons. Au comptoir du bar, mes doigts parcourent les noeuds dans le bois. Mon verre se vide à petites gorgées. Une chaleur naît dans mon ventre. Mais ce soir, c'est un peu différent, je ne sais pas pourquoi, mais l'envie d'une présence à mes côtés me prend, de n'importe quelle présence. Il s'en est rendu compte. Mon regard, mes gestes, tout mon corps me trahit. Mon attitude un peu énervée et affolée...mes doigts qui tremblent un peu. Et lui, il l'a bien compris. Avec un scotch sur glace, il s'approche:
-Moi c'est Julien...
Je me retourne tranquillement vers ma gauche. Mes yeux remontent lentement vers le visage. Il s'assoit, un sourire dans le coin de la bouche, et me commande un autre verre. Je ne parle pas. Je ne sais pas quoi dire dans ces moments-là. Il prend une gorgée de son scotch et puis le reposant sur le comptoir il commence à parler. Je l'écoute et finalement me laisse embarquer. Et pendant toute la soirée on boit, on jase et on trouve même le temps de rire. Il avait dans la trentaine et moi 23 ans. Après plusieurs verres, voire trop de verres dans le corps, on sort du bar. Julien m'empoigne la taille, mais je me dégage et le tire jusque devant chez moi. Je l'ai tiré jusque chez nous parce que j'avais besoin d'un peu de chaleur et Julien... il semblait si tendre. Peut-être que n'importe qui aurait semblé tendre pour moi cette nuit-là...qui sait!
Devant la porte de mon appartement j'hésite un instant, la clé dans la serrure.
-Ça va?
-Ouais, je me demandais seulement si ma coloc était là ce soir....mais...puisque j'y pense, elle avait une soirée…donc...
Je n'avais pas de colocataire...J'habitais seule avec mes deux chats comme une vieille fille de 23 ans qui ne veut plus voir personne. Et j'ouvre la porte du bloc. On a monté les marches jusqu'à ma porte et puis, je l'ai laissé entrer. Je l'ai laissé entrer, Julien. J'ai refermé la porte derrière moi, lancé ma sacoche sur le sofa et ai laissé tomber mon manteau sur le sol.
-Touche-moi.
-Quoi?
-Touche-moi que j'ai dit!
Julien un peu trop saoul, se met à rigoler et s'installe sur le futon me laissant seule, debout, dans le milieu de l'entrée. Il sort un petit sac de poudre blanche de son manteau et trace de petits sillons sur ma table brune, consciencieusement.
-T'as pas de la musique ici? Il me semble que ça manque un peu d'ambiance...
-J'ai du Martha.....Martha Wain....
-Bah! Peu m'importe finalement, mets ce que tu veux, dit-il en gloussant.
-...wright...
Face à mon stéréo, je soupire un peu, par peur et faiblesse. J'ai peur parce que je ne comprends pas exactement ce qui se passe cette nuit et peur de l'inconnu...en général. Je me morfonds dans mon appartement à attendre que ma vie tourne, mais il...l'inconnu...ne me donne jamais de chance. Qu'il me déçoit trop souvent. Et tout ce qui me vient en tête c'est du Martha Wainwright: I'll be all right until tomorrow night. Si tu survies à cette nuit, peut-être que demain le monde ne te fera plus peur. Que tu pourras enfin sortir...juste pour respirer l'air. Alors je lui dis:
-Touche-moi!
-...
Il renifle sa première bouffée de bonheur.
-Touche-moi!!
Il lève la tête, une mèche devant ses yeux bleus, et me sourit tranquillement. Et moi je le regarde, une cigarette à la main, avec dans les yeux quelque chose de brillant. Pour un peu plus de conviction. Et je décolle à rire comme une petite fille de quinze ans. Trop nerveuse. Julien s'installe à nouveau pour recevoir sa décharge.
À droite, à côté de ma télévision gît une bouteille de Wyborova. Je me serre, par réflexe, un shooter. Ça va m'aider, que je me dis. Une autre shot. I'll be all right. I'll be all right.
Je m'installe à côté de lui, un peu énervée. J'allume une autre cigarette qui me calme à l'instant. Et j'attends qu'il termine son petit champ de poudre. Je tremble comme une folle de l'intérieur. Qu'est-ce qui m'a pris de le ramener lui. Pourquoi je n’ai pas juste bu ma fucking bière comme d'habitude entourée de ma fumée de cigarettes, dans ma bulle, à ne répondre à personne? Et là je tire un peu ma jupe vers le bas de mes cuisses et serre les genoux.
-T'es ben stressée, qu'il lance à l'envolée, calme-toi un peu, qu'il continue en me flattant la jambe. Tiens...prend donc une ligne! Tu vas voir ça va être plus facile.
Julien me met dans la main la petite paille. Ma tête tourne déjà beaucoup. Je n'arrête pas de me servir de la vodka. Pourquoi pas finalement, que je me dis, ce soir tout est à l'envers. Une première sniff...une deuxième...ça va mieux. Julien m'observe de ses yeux en pleine marée haute, bleus foncés et me vole la bouteille d'alcool pour s'en mettre plein la bouche.
Précipitamment je me lève et fixe son visage à moitié couvert par ses cheveux. J'ai encore dans la tête, cette petite voix qui crie. Cet intense froid qui me glace le coeur et le ventre. Je grelotte de tous mes organes.
-Julien...
-Tu veux que je te touche!!!
Il se lève tranquillement, l'air sûr de lui et s'approche de mon visage. À quelques centimètres de mes lèvres il me chuchote qu'il va me prendre et qu'il va me faire jouir. Qu'il veut me renverser depuis qu'il m'a aperçu au bar. Mon souffle est de plus en plus court. Je ne bouge plus. Je ne parle plus. Une étrange impression d'impuissance envahit mes membres. Je suis en attente...d'un bouleversement...intense.
Il me plaque un baiser sur les lèvres et se dégage quelques secondes...une éternité. Et il me projette de tout son corps dos contre le mur. Aucun dégagement possible. Ses bras forment une armure autour de mon visage. Mes yeux se ferment instinctivement. Il n'y a plus rien à faire, j'ai plongé. Il s'acharne à embrasser mon cou. Ses mains s'excitent. Tout déboule, je m'écroule dans ses bras. Et Martha qui chante de plus en plus fort dans ma tête poetry is no place for a heart that's a whore. Ce soir-là, je me suis prostitué le coeur, pour un peu plus de chaleur...pour de l'affection éphémère. Juste pour durer jusqu'au lendemain sans mourir toujours plus de l'intérieur. I'll be all right. I'll be all right.
Julien se détache un peu de mon corps pour me regarder plus intensément. Il me prend la main et m'amène vers le divan. Il m'assoit, prend la vodka et me la tend. Une gorgée et puis deux. Mes yeux pleurent, l'alcool me brûle la gorge, mais je me calme un peu. Il se penche sur moi et m'embrasse encore et encore. Et je l'embrasse. Je suis nue. Julien s'installe entre mes jambes. Je brûle un peu plus de l'intérieur. Il gémit de plus en plus fort. Ses fesses ne cessent de m'enfoncer dans les coussins du divan. J'ouvre les yeux et fixe le plafond qui tournoie. Son râle dans mon cou comme un vrombissement dans mon oreille m'étourdie. Julien s'active et m'empoigne les bras.
-Julien...Julien...je ne peux plus respirer....
-...
-Tu m'étouffes...Julien…
Il ne m'entend pas et continu son va et vient. Puis il lâche son étreinte sur mes poignets et se relève un peu plus. Mais il ne m'entend pas. Il pousse encore plus fort, égoïstement, et met sa main sur ma bouche. Dans ma tête des flashs de lumières, des éclipses. Ses cris de jouissances remplissent le salon. Mon souffle s'accélère...j'ai peur soudainement. Je ne me sens pas bien. Je vois Julien, le visage rouge, enflée, plein de spasmes et je m'énerve. Mon coeur se gonfle et ma poitrine se resserre. Le plafond tourne de plus en plus vite. À droite, sur la table brune, gît ma bouteille de vodka. Soudain, d'un seul coup je la saisis. La bouteille cogne la tête de Julien et éclate en mille morceaux. Le liquide coule sur ma poitrine parsemée d'étincelles de verres. Julien s'effondre inconscient sur moi. Son crâne est mouillé. Son sperme coule entre mes cuisses. Je le pousse de toutes mes forces sur le plancher. Il tombe sur le dos, lourd comme une pierre. Dans ses cheveux, du sang commence à couler entre ses mèches formant de petits sillons. Il dort paisiblement.
L'air retrouve son chemin jusque dans mes poumons. Je me sens mieux. Je gis, nue, sur le divan, encore pleine de son sperme. Un silence s'installe dans mon appartement. Et je m'endors doucement, en boule, en me disant que ça va aller....jusqu'à demain. Je n’ai jamais réellement compris ce qui c’était passé ce soir-là. Le lendemain matin, Julien s’est réveillé souffrant d’un atroce mal de tête. Il ne se souvenait de rien. Je lui ai inventé une histoire du genre :
-En fait tout s’est tellement passé vite que j’ai pas trop compris comment tu es tombé, mais tu t’es pété la tête sur le coin de la table pis tu es tombé raide endormi…
Il m’a cru. Alors j’ai fait du café et je lui ai donné des pilules pour la douleur. On a bu, comme si de rien n’était, nos deux tasses et il est reparti comme il est venu. Je ne l’ai jamais revu.
-Moi c'est Julien...
Je me retourne tranquillement vers ma gauche. Mes yeux remontent lentement vers le visage. Il s'assoit, un sourire dans le coin de la bouche, et me commande un autre verre. Je ne parle pas. Je ne sais pas quoi dire dans ces moments-là. Il prend une gorgée de son scotch et puis le reposant sur le comptoir il commence à parler. Je l'écoute et finalement me laisse embarquer. Et pendant toute la soirée on boit, on jase et on trouve même le temps de rire. Il avait dans la trentaine et moi 23 ans. Après plusieurs verres, voire trop de verres dans le corps, on sort du bar. Julien m'empoigne la taille, mais je me dégage et le tire jusque devant chez moi. Je l'ai tiré jusque chez nous parce que j'avais besoin d'un peu de chaleur et Julien... il semblait si tendre. Peut-être que n'importe qui aurait semblé tendre pour moi cette nuit-là...qui sait!
Devant la porte de mon appartement j'hésite un instant, la clé dans la serrure.
-Ça va?
-Ouais, je me demandais seulement si ma coloc était là ce soir....mais...puisque j'y pense, elle avait une soirée…donc...
Je n'avais pas de colocataire...J'habitais seule avec mes deux chats comme une vieille fille de 23 ans qui ne veut plus voir personne. Et j'ouvre la porte du bloc. On a monté les marches jusqu'à ma porte et puis, je l'ai laissé entrer. Je l'ai laissé entrer, Julien. J'ai refermé la porte derrière moi, lancé ma sacoche sur le sofa et ai laissé tomber mon manteau sur le sol.
-Touche-moi.
-Quoi?
-Touche-moi que j'ai dit!
Julien un peu trop saoul, se met à rigoler et s'installe sur le futon me laissant seule, debout, dans le milieu de l'entrée. Il sort un petit sac de poudre blanche de son manteau et trace de petits sillons sur ma table brune, consciencieusement.
-T'as pas de la musique ici? Il me semble que ça manque un peu d'ambiance...
-J'ai du Martha.....Martha Wain....
-Bah! Peu m'importe finalement, mets ce que tu veux, dit-il en gloussant.
-...wright...
Face à mon stéréo, je soupire un peu, par peur et faiblesse. J'ai peur parce que je ne comprends pas exactement ce qui se passe cette nuit et peur de l'inconnu...en général. Je me morfonds dans mon appartement à attendre que ma vie tourne, mais il...l'inconnu...ne me donne jamais de chance. Qu'il me déçoit trop souvent. Et tout ce qui me vient en tête c'est du Martha Wainwright: I'll be all right until tomorrow night. Si tu survies à cette nuit, peut-être que demain le monde ne te fera plus peur. Que tu pourras enfin sortir...juste pour respirer l'air. Alors je lui dis:
-Touche-moi!
-...
Il renifle sa première bouffée de bonheur.
-Touche-moi!!
Il lève la tête, une mèche devant ses yeux bleus, et me sourit tranquillement. Et moi je le regarde, une cigarette à la main, avec dans les yeux quelque chose de brillant. Pour un peu plus de conviction. Et je décolle à rire comme une petite fille de quinze ans. Trop nerveuse. Julien s'installe à nouveau pour recevoir sa décharge.
À droite, à côté de ma télévision gît une bouteille de Wyborova. Je me serre, par réflexe, un shooter. Ça va m'aider, que je me dis. Une autre shot. I'll be all right. I'll be all right.
Je m'installe à côté de lui, un peu énervée. J'allume une autre cigarette qui me calme à l'instant. Et j'attends qu'il termine son petit champ de poudre. Je tremble comme une folle de l'intérieur. Qu'est-ce qui m'a pris de le ramener lui. Pourquoi je n’ai pas juste bu ma fucking bière comme d'habitude entourée de ma fumée de cigarettes, dans ma bulle, à ne répondre à personne? Et là je tire un peu ma jupe vers le bas de mes cuisses et serre les genoux.
-T'es ben stressée, qu'il lance à l'envolée, calme-toi un peu, qu'il continue en me flattant la jambe. Tiens...prend donc une ligne! Tu vas voir ça va être plus facile.
Julien me met dans la main la petite paille. Ma tête tourne déjà beaucoup. Je n'arrête pas de me servir de la vodka. Pourquoi pas finalement, que je me dis, ce soir tout est à l'envers. Une première sniff...une deuxième...ça va mieux. Julien m'observe de ses yeux en pleine marée haute, bleus foncés et me vole la bouteille d'alcool pour s'en mettre plein la bouche.
Précipitamment je me lève et fixe son visage à moitié couvert par ses cheveux. J'ai encore dans la tête, cette petite voix qui crie. Cet intense froid qui me glace le coeur et le ventre. Je grelotte de tous mes organes.
-Julien...
-Tu veux que je te touche!!!
Il se lève tranquillement, l'air sûr de lui et s'approche de mon visage. À quelques centimètres de mes lèvres il me chuchote qu'il va me prendre et qu'il va me faire jouir. Qu'il veut me renverser depuis qu'il m'a aperçu au bar. Mon souffle est de plus en plus court. Je ne bouge plus. Je ne parle plus. Une étrange impression d'impuissance envahit mes membres. Je suis en attente...d'un bouleversement...intense.
Il me plaque un baiser sur les lèvres et se dégage quelques secondes...une éternité. Et il me projette de tout son corps dos contre le mur. Aucun dégagement possible. Ses bras forment une armure autour de mon visage. Mes yeux se ferment instinctivement. Il n'y a plus rien à faire, j'ai plongé. Il s'acharne à embrasser mon cou. Ses mains s'excitent. Tout déboule, je m'écroule dans ses bras. Et Martha qui chante de plus en plus fort dans ma tête poetry is no place for a heart that's a whore. Ce soir-là, je me suis prostitué le coeur, pour un peu plus de chaleur...pour de l'affection éphémère. Juste pour durer jusqu'au lendemain sans mourir toujours plus de l'intérieur. I'll be all right. I'll be all right.
Julien se détache un peu de mon corps pour me regarder plus intensément. Il me prend la main et m'amène vers le divan. Il m'assoit, prend la vodka et me la tend. Une gorgée et puis deux. Mes yeux pleurent, l'alcool me brûle la gorge, mais je me calme un peu. Il se penche sur moi et m'embrasse encore et encore. Et je l'embrasse. Je suis nue. Julien s'installe entre mes jambes. Je brûle un peu plus de l'intérieur. Il gémit de plus en plus fort. Ses fesses ne cessent de m'enfoncer dans les coussins du divan. J'ouvre les yeux et fixe le plafond qui tournoie. Son râle dans mon cou comme un vrombissement dans mon oreille m'étourdie. Julien s'active et m'empoigne les bras.
-Julien...Julien...je ne peux plus respirer....
-...
-Tu m'étouffes...Julien…
Il ne m'entend pas et continu son va et vient. Puis il lâche son étreinte sur mes poignets et se relève un peu plus. Mais il ne m'entend pas. Il pousse encore plus fort, égoïstement, et met sa main sur ma bouche. Dans ma tête des flashs de lumières, des éclipses. Ses cris de jouissances remplissent le salon. Mon souffle s'accélère...j'ai peur soudainement. Je ne me sens pas bien. Je vois Julien, le visage rouge, enflée, plein de spasmes et je m'énerve. Mon coeur se gonfle et ma poitrine se resserre. Le plafond tourne de plus en plus vite. À droite, sur la table brune, gît ma bouteille de vodka. Soudain, d'un seul coup je la saisis. La bouteille cogne la tête de Julien et éclate en mille morceaux. Le liquide coule sur ma poitrine parsemée d'étincelles de verres. Julien s'effondre inconscient sur moi. Son crâne est mouillé. Son sperme coule entre mes cuisses. Je le pousse de toutes mes forces sur le plancher. Il tombe sur le dos, lourd comme une pierre. Dans ses cheveux, du sang commence à couler entre ses mèches formant de petits sillons. Il dort paisiblement.
L'air retrouve son chemin jusque dans mes poumons. Je me sens mieux. Je gis, nue, sur le divan, encore pleine de son sperme. Un silence s'installe dans mon appartement. Et je m'endors doucement, en boule, en me disant que ça va aller....jusqu'à demain. Je n’ai jamais réellement compris ce qui c’était passé ce soir-là. Le lendemain matin, Julien s’est réveillé souffrant d’un atroce mal de tête. Il ne se souvenait de rien. Je lui ai inventé une histoire du genre :
-En fait tout s’est tellement passé vite que j’ai pas trop compris comment tu es tombé, mais tu t’es pété la tête sur le coin de la table pis tu es tombé raide endormi…
Il m’a cru. Alors j’ai fait du café et je lui ai donné des pilules pour la douleur. On a bu, comme si de rien n’était, nos deux tasses et il est reparti comme il est venu. Je ne l’ai jamais revu.
dimanche, janvier 29, 2006
Réflexion
Ayant retravailler mon texte Nick Cave, je me rends compte qu'Il était vraiment pas ce que je voulais de lui et donc...je ne l'aime plus!
Ça c'est tout à fait moi....noir ou blanc!
Ça c'est tout à fait moi....noir ou blanc!
mercredi, janvier 25, 2006
Moment attendrissant
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai mis les 4 saisons de Vivaldi dans mon salon....et merde ça m'emporte....
Je ne me souvenais plus comme ça pouvait être beau...
Je ne me souvenais plus comme ça pouvait être beau...
dimanche, janvier 15, 2006
Nick Cave ( petit texte déprimant)
J'étais seule avec ma bière, dans le bar au coin de chez nous. Ça m'arrivait souvent. J'avais l'habitude de sortir seule pour boire ma bière. Ce soir là je ne sais pas pourquoi, mais j'avais envie de compagnie; de n'importe quelle compagnie. Il s'en est rendu compte tout de suite, avec mon regard insistant et mes mouvements lents et pourtant si révélateurs. Il s'est approché avec son scotch sur glace et s'est présenté.
-Moi c'est Julien...
Alors on a parlé toute la soirée et même rit. Il avait dans la trentaine alors que moi je n'avais que 23 ans, à l'époque. On est sorti après plusieurs verres, voire trop de verres dans le corps. Je l'ai amené chez nous. J'avais besoin d'affection ce soir-là. La solitude avait eu raison de moi et mon corps criait à la tendresse. Je me sentais froide et Julien, lui, semblait si chaud et tendre. Julien.
Devant la porte de mon bloc appartement, j'hésite un instant, la clé déjà dans la serrure.
Devant la porte de mon bloc appartement, j'hésite un instant, la clé déjà dans la serrure.
-Ça va?
-Ouais...je me demandais seulement si ma coloc était là ce soir.
-Ouais...je me demandais seulement si ma coloc était là ce soir.
Je n'avais pas de coloc. J'habitais seule, avec mes deux chats, comme une vieille fille de 23 ans qui ne veut plus voir personne. On a monté les escaliers jusqu'à ma porte et je l'ai laissé entré. Je l'ai laissé entré, Julien. J'ai refermé la porte derrière moi et puis je l'ai regarder intensément, sans lâcher son regard. J'ai lancé ma sacoche sur le sofa et laissé tombé mon manteau sur le sol.
-Touche-moi.
-Quoi?
-Touche-moi que j'ai dit!
-Quoi?
-Touche-moi que j'ai dit!
Julien, un peu trop saoul a sorti son sac de poudre et s'est installé dans le salon me laissant seule, debout, dans le milieu de l'entrée. Il a commencé à tracer de jolies sillons sur ma table brune, consciencieusement et silencieusement.
-T'as pas de la musique ici? Il me semble que ça manque d'ambiance...
-J'ai du Nick Cave...
-J'ai du Nick Cave...
Il sort une petite paille de sa poche et se prépare à recevoir sa première effluve de bonheur. Je l'observe dans toute sa routine. Il est habitué. Il est de plus en plus pété! Et moi j'attends...que ces lignes blanches disparaissent de ma table brune. Ce soir j'avais simplement envie de me faire aimer quelques heures.
-Touche-moi.
Il rit et renifle sa dernière ligne.
-Touche-moi Julien.
-Petite salope! Tu veux que je te touche, hein?
Il rit et renifle sa dernière ligne.
-Touche-moi Julien.
-Petite salope! Tu veux que je te touche, hein?
Julien se lève précipitamment et me prend les bras violemment. Je ne parle pas. Je fixe ses yeux ronds et bleus. Il me lance sur le divan et penche la tête vers l'arrière en riant. Julien s'élance vers moi avec son sourire large de toutes ses dents et empoigne mes vêtements jusqu'à les déchirer.
-Attends...attends....c'est pas ça que je veux....tu ne comprends pas Julien.
-Ferme ta geuele pis laisse-toi faire, p'tite conne! Je ne suis pas venue ici pour rien...Maintenant tu vas me laisse te toucher...c'est ça tu voulais? Bien c'est ça que tu vas avoir.
-Ferme ta geuele pis laisse-toi faire, p'tite conne! Je ne suis pas venue ici pour rien...Maintenant tu vas me laisse te toucher...c'est ça tu voulais? Bien c'est ça que tu vas avoir.
Je l'ai laissé me prendre...comme il le voulait....sans rien dire. Quand il a terminé sa job, il s'est levé a pris ses affaires et est sorti. Je gisais encore sur le sofa, pleine de son sperme. Nue. Les yeux fixant le plafond. J'avais encore dans la tête son visage en sueur et ses yeux bleus sans expressions. Des yeux de morts; qui ne pensent rien. J'entendais encore son souffle et son râle dans mon cou comme un vrombrissement dans mon oreille. J'avais juste besoin d'un peu d'amour ce soir-là. Je n'ai jamais compris ce qui s'était réellement passé, mais tout ce que je sais, c'est que cette nuit-là, je suis morte. Je me suis recroquevillée en boule et me suis endormie, toujours avec Nick Cave.
samedi, janvier 14, 2006
vendredi, janvier 13, 2006
Sac magique
Ça va mal sur le plateau Mont-Royal ce soir
J'ai le ventre en feu
Les ovaires en boules
Et l'utérus en contusion
Le sang coule entre mes parois vaginales et glissent jusqu'à l'antre de ma grande bouche
J'ai mal.
Un frisson parcoure mes jambes qui tremblent
et le goût de vomir dans la ville me submerge.
Le plateau Mont-Royal m'énerve ce soir.
La jeune fille au cellulaire et sa sacoche de cuir me titillent le coin de l'oeil.
Dans la pharmacie, devant l'étagère au mille drogues
je succombe presque à l'envie de l'étrangler.....
pitcher son cell sur le sol et sauter à pieds joints pour qu'elle se taise.
J'avais désormais des crampes jusque dans la tête et la caissière était pas assez vite avec ma carte de guichet.
Fallait que je sorte pour courir les trottoirs jusque chez nous.
Couchée sur le futon, les deux mains dans le pantalon ouvert, je hurle presque, la larme qui commence à perler sur le coin de mon oeil gauche.
J'ai mal.
De grandes mains déposent une chaleur enveloppante sur monde ventre en crise.
Je relâche mon étreinte et me laisse endormir.
Merci à l'inventeur des sacs magiques!!!!!!!!!!
J'ai le ventre en feu
Les ovaires en boules
Et l'utérus en contusion
Le sang coule entre mes parois vaginales et glissent jusqu'à l'antre de ma grande bouche
J'ai mal.
Un frisson parcoure mes jambes qui tremblent
et le goût de vomir dans la ville me submerge.
Le plateau Mont-Royal m'énerve ce soir.
La jeune fille au cellulaire et sa sacoche de cuir me titillent le coin de l'oeil.
Dans la pharmacie, devant l'étagère au mille drogues
je succombe presque à l'envie de l'étrangler.....
pitcher son cell sur le sol et sauter à pieds joints pour qu'elle se taise.
J'avais désormais des crampes jusque dans la tête et la caissière était pas assez vite avec ma carte de guichet.
Fallait que je sorte pour courir les trottoirs jusque chez nous.
Couchée sur le futon, les deux mains dans le pantalon ouvert, je hurle presque, la larme qui commence à perler sur le coin de mon oeil gauche.
J'ai mal.
De grandes mains déposent une chaleur enveloppante sur monde ventre en crise.
Je relâche mon étreinte et me laisse endormir.
Merci à l'inventeur des sacs magiques!!!!!!!!!!
Un nouveau café sur le bord de mon ordi!
J'ai décidé de revenir à mes anciens amours! Je vais faire revivre un peu Une sauvage en cavale pour des raisons simples....je l'évitais parce qu'il était trop relié à des souvenirs quelconque que je préférais taire, mais j'ai finalement décidé de les surmonter et de profiter de ces souvenirs pour me définir en tant que moi-aujourd'hui-maintenant. C'est peut-être la fille menstruée, pleine d'hormones qui prend cette décision sur un coup de tête, mais ce qui compte c'est que je ne fuis plus.
Et pour ceux qui aime la musique comme moi, qui la dévore et qui en font un exutoire voilà une suggestion qui pourrait plaire à plusieurs: Jethro Tull, Aqualung ( Aqualung étant le titre de l'album) et The Alan Parsons Project, The turn of a friendly card ( The turn... étant le titre de l'album). Ce sont deux albums que je remets constamment sur ma table tournante. C'est le genre de musique qui te permet de peinturer, de lire ou d'écrire, bref de juste être bien.
Alexie: Tu va trouver ça intéressant, j'en suis certaine! Et pour ça, faudrait que tu viennes prendre un bon café chez nous et qu'on se roule un bon joint, question de bien apprécier la musique dans son sens le plus organique du terme...en 33 tours!!!!!!!!
Alors voi, je n'ai pas encore composé de trucs pour la continuation d'Une sauvave en cavale, mais je compte bien le faire très bientôt.........bientôt quand? C'est le genre de question auxquelles je ne peux jamais répondre!
Enfin.
Voilà.
Ou comme dirait mon chum: That's that for this and this is the end of that!
Ce qui résume à peu de choses près ce que j'avais à dire finalement!
Et pour ceux qui aime la musique comme moi, qui la dévore et qui en font un exutoire voilà une suggestion qui pourrait plaire à plusieurs: Jethro Tull, Aqualung ( Aqualung étant le titre de l'album) et The Alan Parsons Project, The turn of a friendly card ( The turn... étant le titre de l'album). Ce sont deux albums que je remets constamment sur ma table tournante. C'est le genre de musique qui te permet de peinturer, de lire ou d'écrire, bref de juste être bien.
Alexie: Tu va trouver ça intéressant, j'en suis certaine! Et pour ça, faudrait que tu viennes prendre un bon café chez nous et qu'on se roule un bon joint, question de bien apprécier la musique dans son sens le plus organique du terme...en 33 tours!!!!!!!!
Alors voi, je n'ai pas encore composé de trucs pour la continuation d'Une sauvave en cavale, mais je compte bien le faire très bientôt.........bientôt quand? C'est le genre de question auxquelles je ne peux jamais répondre!
Enfin.
Voilà.
Ou comme dirait mon chum: That's that for this and this is the end of that!
Ce qui résume à peu de choses près ce que j'avais à dire finalement!
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