samedi, octobre 28, 2006

La Chine

Un de mes amis est parti en Chine pour enseigner l'anglais pendant un an et je le lis assiduement sur ses deux blogs (un en anglais http://efigierosa-chichieng.blogspot.com/ et un en français http://efigierosa-chichi.blogspot.com/). Il est fasciné par le fait que la créativité de ses élèves est constamment réprimée. Il ne connaisse pas le mot créativité et veulent tous rester dans un cadre pré-établi où tout leur est dicté, jusqu'à ce qu'ils doivent manger et porter. Et je me suis mise à me demander pourquoi parfois je sentais aussi le fort besoin de faire comme d'autres alors que toute ma vie je me suis battue en moi-même pour être dans une marge qui me plaisait et me ressemblait. J'en reviens à Montréal, encore une fois, parce qu'elle m'avale de plus en plus et que ça me fait peur. J'ai l'impression parfois d'avoir été aspirer dans le tourbillon de la piscine qu'on s'amusait tous à faire étant jeune en courant de façon circulaire. Bien, Montréal, c'est la piscine dans laquelle on s'amusait. L'eau est fraiche et revigore l'esprit, mais après quelque temps, elle nous possède, nous dirige et fait de nous ce qu'elle veut bien. Et souvent, on ne lutte même pas.

Ce n'est pas moi qui soit en Chine et pourtant je me sens dépaysée. Décidément, ça doit être l'appel de l'ailleurs.

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