Quand j'ai ouvert Nikolski, une vague de bonheur m'a traversé, jusqu'à la dernière page. Quand j'ai refermé le bouquin, une immense tristesse m'a submergée. Là, ça n'allait pas du tout. Je me suis dit: Mais je ne pourrai jamais écrire quelque chose de semblable; je n'ai pas voyagé, mes connaissances sont si insignifiantes! Combien de temps est-ce que ça va me prendre pour arriver à ce que j'appelle une vraie écrivaine? Quand serais-je comblée et entièrement en plein contrôle de mon écriture?
Mais complètement abattue.
Là je suis tombée dans des délires existentielles à savoir si je valais vraiment quelque chose ou si j'allais changer le cours de l'histoire ou au moins m'inscrire dans celle-ci. Ça fait à la fois dure et pitié!
Entre deux envolées psychotiques, je suis allée me procurer le roman chez Raffin, dans le vieux-port, pour que mon copain le lise. Il est devant moi, les poissons me pointent. Je n'ose pas l'ouvrir. En ce qui me concerne, il va m'attendre un an et voyager d'une main à l'autre jusqu'à ce que je sois prête de le confronter à nouveau.
Je commence à me demander ce qu'il y a en moi qui m'accroche autant à ma terre natale...
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