mercredi, juin 29, 2005

Retrouvaille

Elle songe, nue, assise sur le rebord de son lit. Elle aurait pu s'élancer à ses pieds pour le supplier de ne pas partir, mais elle était nue...plus que jamais...dépourvue même. Elle était dépourvue d'arguments, parce qu'elle savait qu'il devait partir. Maintenant ou jamais. Il devait sortir de sa vie parce qu'il l'empoisonnait. Il l'encabannait, elle, la femme. Alors elle se regarde dans le mirroir, le ventre, les seins, les épaules, les jambes, son corps seul de femme désormais seule et elle ne pleure pas. Aucune convulsion. Les remords l'assaillent presque tellement tout est facile à présent. Elle se lève, enfile sa robe et ses sandales, prend ses clés et sort. Il fait chaud. Dans la rue, elle marche, cachée derrière ses lunettes de soleil, comme ça, comme hier et comme demain, elle marche. Rien dans sa tête. Un homme, un jeune homme, croise timidement son regard apeuré, et lui sourit. C'est le premier sourire qu'elle ose confronter. Et cette fois, elle ne se sent pas coupable, de lui répondre en coin, en silence, comme si de rien n'était. Le vent boursoufle le bas de sa robe volage, il lui grimpe dans les cheveux. Elle respire, inhale, un vent qui lui parle, lui parle d'elle, d'elle autrefois. Et elle la sent, elle la sent la liberté!

1 commentaire:

Nestor a dit...

Ah ! Qu'il est dur d'être femme. Être nue, avoir des seins.... Je peux comprendre comment il peut être si dur pour uen femme de vivre et de... mais attendez là, je suis en train de faire un commentaire sur le contenu du texte là !!!!

Quittons la surface et revenons au plus important: la rythmique des vers. Ce petit poème en prose est intérressant par la rythmique de ses phrases puis aussi par sa sonorité. En fait, c'ets un poème quasi-musical qui alterne entre longue phrases et phrases courtes et concises. Ces "arrêts" sont intérressants notamment parce qu'ils mettent l'accent sur des impressions. Néanmoins, ce ne sont pas toujours les impressions les plus marquantes qui s'y retrouvent... ce serait peut-être à retravailler.

Le sujet est aussi décevant, peut-être parce qu'il manque de puissance ou de froideur... du moins d'extrême. C'est ce qu'on peu appeller une poésie de café du matin.

Ah oui, j'oubliais! J'aimerais faire une mention spéciale pour les sons qui se répètent de la fin d'un vers au début du suivant.

J'ai un désir: me faire l'amour ! Pourquoi ? Parce que je me sens mieux.