Debout dans la lueur d'une nuit, à mi chemin entre la cuisine et le corridor, il ne comprend pas. Il ne comprend pas le revirement de situation, la crainte sur mon visage. Je suis bourrée, accotée sur le mur, l'ambivalence dans la tête. Qu'ai-je fait! Il me dit de me décider. Alors j'ai le regard aterré et il ne comprend pas. Qu'ai-je fait! Et pourtant la soirée annonçait une nuit si douce et un réveil tranquille. Je me suis laissée emporté par mes pensées craintives. Et il fuit, de par son regard, en premier, et puis par ses traits, ses lèvres, ses joues, et puis, ses bras, son ventre et ses jambes. Mouvement de recul, un petit silence et je sors la phrase fatidique:"C'est juste que je le sais que tu n'as pas vraiment le goût que j'aille dormir chez toi." C'est là que le sauvage est sorti du corps robuste et que la raideur s'est emparé de l'homme. Une telle froideur dans les gestes, dans la voix qui ne dit rien. Le désir immense de s'enfuir, de partir. La décadente déception lui est sautée au visage. Et il claque la porte. Un bruit sourd, un résonnement dans mon appartement, dans le corridor, dans la ville, dans ma tête. Je suis bouleversée, je marche de long en large. Qu'ai-je fait! Et puis, je me ravise, je ressasse cette image dans ma tête et je jubile. Soudain, je jubile d'extase et d'étonnement. La folie essaie de sortir de sa cage thoracique, elle essaie de s'exprimer. Et je revois l'impulsion qui grimpe dans ses jambes, la force des muscles, de ses pas. Et je me sens bien, de l'avoir sorti de sa torpeur sempiternelle. L'ivresse monte dans ma tête et soudain, soudain, j'ai envie de lui, encore, et plus que tout à l'heure. Je veux le dépayser et l'amener dans mon amazonie. Lui offrir l'inordinaire. Et dans ma tête, je le revois, il claque la porte, de plus en plus fort, jusqu'à ce que la poussière tombent des murs. Et moi je m'extasie. J'ai rencontré le petit sauvage.
2 commentaires:
Allo ? Peux-tu m'écrire à maldeblog@hotmail.com stp ? J'aime beaucoup ce texte.
Une question me trotte dans la tête: est-ce de Jésus dont tu parles présentement ???
Si oui, ce texte est bel et bien contemplatif, parce quon ne peut rien faire avec Jésus: on ne peut que le contempler (pas même l'admirer puisque de l'atteindre est impossible). C'est un peu ce qui me tue dans ce texte: le trop descriptif.
Le désir devrait se faire sentir, en revanche, l'intensité ne monte pas; du moins pas autant que le PÉNIS du sauvage. Je ne sais pas trop comment ateidnre l'intensité, parfois par une accélération du rythme, ou parfois par une confusion entre les images, comme un enchevêtrement des sens. Peut-être que d'avoir dérit la chose plus savagement, plus durement, presqu'avec barbarie aurait créé un effet plus intense, mais trop diff.rent.
Je crois que l'intensité ce serait dessinée das une élévations de l'extase, un peu comme l'orgasme. Pour unt exte sexuel, l'orgasme s'impose, l'orgasme s'impose.
Je me sens mieux, je pointe le ciel, je vais em faire l'amour.
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