-Faire de la pâte à modeler maison.
-Acheter du colorant alimentaire non toxique (le propylene glycol c'est cancérigène, le saviez- vous?)
-Acheter des gants de caoutchouc résistants!
-Appeler ma cousine qui habite Montréal et n'a pas encore vu mon fils (presque deux ans: on est vraiment poches).
-Passer la balayeuse.
-Faire des muffins avec Alek.
vendredi, février 13, 2009
jeudi, février 12, 2009
La vie est un carnaval
J'ai eu beaucoup de difficulté à diriger mes recherches théoriques, à leur donner une voie à suivre afin de maximiser mes découvertes et de les rendre utiles à mon analyse. Mon premier sujet de maîtrise portait sur les premiers écrits de Gabriel Garcia Marquez, soit de courtes nouvelles souvent écrites de façon automatique et qui portent le germe de ce qu'est devenu l'écrivain, des années plus tard. J'y entrevoyais une vision sociale, sans pour autant être une critique. Si l'on considère la fiction comme la transposition d'un imaginaire social, les textes de GGM sont porteurs d'une blessure sociale. Je partais de ce postulat: «l'expérience est d'abord corporelle» (LeBreton). Si l'on considère le corps comme une éponge asborbant tout un amalgame de signifiants (vécu social, perceptions sociales) il se transforme donc comme le reflet de la société. Le corps existe dans un espace et une durée et prend forme au travers tous les stimulis qui le traversent et qu'il relance. Le corps dans les nouvelles de GGM est une blessure béante. Soit il se meurt intérieurement, ravagé par une chimère; soit il se métamorphose en monstre (homme-ailé, cadavre gigantesque); soit il sombre dans la folie. Je trouvais fascinant d'étudier la blessure dans ces textes, gardant en tête qu'elle était une vision, une compréhension de son environnement (celui de l'auteur).
Ce sujet sera à retravailler, plus tard, lorsque je m'en sentirai le courage. À force de lire des traités de sociologie, j'en suis venue à entrevoir d'un oeil mélancolique le corps et son habitat. Je ne pouvais plus continuer ma maîtrise sans toucher à mes propres blessures. Je maudissais l'homme, sa haine, sa méchanceté, son égoïsme. Plus j'en apprenais sur le continent sud-Américain, plus je me sentais coupable d'autant de naïveté ou d'ignorance. Et plus je m'attristais devant autant de modernité européenne. Et le coup de grâce est venu suite à la lecture de La conquête de l'Amérique de Todorov. On en ressort complètement vidé et atteré. Ces derniers mois de travail m'ont dégoûté de mon sujet de maîtrise: je ne croyais pas possible que de s'informer avec autant d'avidité sur un sujet puisse décourager à ce point. Pourtant, je dénonce l'ignorance.
Une longue période d'incubation et de réflexion m'a permis d'entrevoir le peuple sud-américain comme des combattants, et non comme des survivants. Malgré un taux de mortalité qui rappelle le génocide des Amérindiens, les naissances sont toujours aussi nombreuses. Et la littérature, l'art, la musique traversent désormais les continents comme un vent de fraîcheur. Pour certains, c'est un lieu de prédilection pour les vacances: la vie y est paradisiaque. Alors qu'est-ce que j'ai mal perçu dans mes lectures? Au-delà de la blessure sociale, la vie foisonne: elle déborde des frontières. C'est que je me suis trompée. Si le corps chez GGM se transmu et se propose comme une vision du monde c'est qu'il s'inscrit dans le mouvement réaliste... Il est le réel pour l'auteur. Et encore, ses proportions sont souvent démesurées et il se meut dans un cadre souvent empreint d'histoires ou de situations rocambolesque. Plusieurs critiques attribuent GGM à la vague du réalisme magique. Ce mouvement est, à mon avis, très illusoire: il ne représente pas l'ensemble de l'oeuvre de GGM, de ses prédécesseurs ou de ses successeurs. Plus que de la magie, qui relève du merveilleux et du fantastique, je dirais qu'il s'agit plutôt de réalisme grotesque. Me voilà toute bouleversée. Tous ces personnages sont intensément grotesques. Et j'adore!
C'est là que je me tourne vers ce cher Bakhtine. Je me rappelais avoir acheté deux ans auparavent L'oeuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen-âge et sous la Renaissance. Tout-à-fait magnifique. Ce livre est désormais ma bible. Entrevoir le monde avec les yeux de Rabelais. La vie est un carnaval. Le corps est carnavalisé. Et c'est nécessaire à notre santé mentale. La reconstruction identitaire d'un corps social meurtrie se fait dans la carnavalisation: là, il revendique ses désirs et s'affirme. C'est, pour reprendre les mots de Bakhtine, sa seconde vie. Peut-être utopique et éphémère, mais surtout un substitut au désillusionnement. C'est donc mon nouveau postulat: au travers la carnavalisation, les personnages de GGM ainsi que la société dans laquelle ils s'inscrivent trouvent «son salut» dans la carnavalisation.
Ce sujet sera à retravailler, plus tard, lorsque je m'en sentirai le courage. À force de lire des traités de sociologie, j'en suis venue à entrevoir d'un oeil mélancolique le corps et son habitat. Je ne pouvais plus continuer ma maîtrise sans toucher à mes propres blessures. Je maudissais l'homme, sa haine, sa méchanceté, son égoïsme. Plus j'en apprenais sur le continent sud-Américain, plus je me sentais coupable d'autant de naïveté ou d'ignorance. Et plus je m'attristais devant autant de modernité européenne. Et le coup de grâce est venu suite à la lecture de La conquête de l'Amérique de Todorov. On en ressort complètement vidé et atteré. Ces derniers mois de travail m'ont dégoûté de mon sujet de maîtrise: je ne croyais pas possible que de s'informer avec autant d'avidité sur un sujet puisse décourager à ce point. Pourtant, je dénonce l'ignorance.
Une longue période d'incubation et de réflexion m'a permis d'entrevoir le peuple sud-américain comme des combattants, et non comme des survivants. Malgré un taux de mortalité qui rappelle le génocide des Amérindiens, les naissances sont toujours aussi nombreuses. Et la littérature, l'art, la musique traversent désormais les continents comme un vent de fraîcheur. Pour certains, c'est un lieu de prédilection pour les vacances: la vie y est paradisiaque. Alors qu'est-ce que j'ai mal perçu dans mes lectures? Au-delà de la blessure sociale, la vie foisonne: elle déborde des frontières. C'est que je me suis trompée. Si le corps chez GGM se transmu et se propose comme une vision du monde c'est qu'il s'inscrit dans le mouvement réaliste... Il est le réel pour l'auteur. Et encore, ses proportions sont souvent démesurées et il se meut dans un cadre souvent empreint d'histoires ou de situations rocambolesque. Plusieurs critiques attribuent GGM à la vague du réalisme magique. Ce mouvement est, à mon avis, très illusoire: il ne représente pas l'ensemble de l'oeuvre de GGM, de ses prédécesseurs ou de ses successeurs. Plus que de la magie, qui relève du merveilleux et du fantastique, je dirais qu'il s'agit plutôt de réalisme grotesque. Me voilà toute bouleversée. Tous ces personnages sont intensément grotesques. Et j'adore!
C'est là que je me tourne vers ce cher Bakhtine. Je me rappelais avoir acheté deux ans auparavent L'oeuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen-âge et sous la Renaissance. Tout-à-fait magnifique. Ce livre est désormais ma bible. Entrevoir le monde avec les yeux de Rabelais. La vie est un carnaval. Le corps est carnavalisé. Et c'est nécessaire à notre santé mentale. La reconstruction identitaire d'un corps social meurtrie se fait dans la carnavalisation: là, il revendique ses désirs et s'affirme. C'est, pour reprendre les mots de Bakhtine, sa seconde vie. Peut-être utopique et éphémère, mais surtout un substitut au désillusionnement. C'est donc mon nouveau postulat: au travers la carnavalisation, les personnages de GGM ainsi que la société dans laquelle ils s'inscrivent trouvent «son salut» dans la carnavalisation.
lundi, février 02, 2009
Ces derniers jours
La garderie est fermée pour une semaine entière. On dirait un retour en arrière: maman à temps plein et étude à temps très partiel. J'ai une multitude de nouveaux projets commencés ou non qui demande tout autant d'énergie et de concentration et, tout ça, hiberne. À ma plus grande tristesse. Et je sens la culpabilité qui monte, je dois rectifier mon tire: mon fils est mon plus grand bonheur et chaque minute passée avec lui me fait aimer la vie davantage. Il m'émeut constamment, lorsqu'il pointe de ses petits doigts d'énormes camions et s'exclame:GROOOS! Ou quand il ouvre la porte de sa chambre en criant COUCOU! Et son rire, calme mon stress le plus incontrôlable.
Alors ce que m'apporte la garderie: la possibilité de refaire le plein d'énergie pour ensuite toute la dépenser en courant dans le corridor; le temps de tout remettre en ordre pour créer un plus beau désordre et surtout un peu d'égoïsme pour me lancer dans mes propres créations. Je m'ennuie de la routine, il s'en ennui aussi. Dans deux jours, tout rentrera dans l'ordre. Et nous aurons toujours plus de plaisir.
Alors ce que m'apporte la garderie: la possibilité de refaire le plein d'énergie pour ensuite toute la dépenser en courant dans le corridor; le temps de tout remettre en ordre pour créer un plus beau désordre et surtout un peu d'égoïsme pour me lancer dans mes propres créations. Je m'ennuie de la routine, il s'en ennui aussi. Dans deux jours, tout rentrera dans l'ordre. Et nous aurons toujours plus de plaisir.
vendredi, janvier 23, 2009
Bla bla
C'est la première fois de ma vie où je tiens un calepin de choses à faire. Je l'intitule: Me vider la tête. Le matin, au déjeuner, j'énumère tout ce qui se bouscule ou se chevauche comme tracas, du plus insignifiant (faire les vidanges) au plus nécessaire ( ÉTUDIER). Ça m'aide à libérer mon stress et à me concentrer sur une chose à la fois sans toujours devenir SuperWoman ou SuperMom à quatre bras (quoique je le voudrais parfois). Ça toujours été mon problème, confondre les priorités: commencer un projet puis un autre et finalement tout éparpillé dans la maison pour une semaine, un mois sans rien terminer.
J'ai commencé un projet de tricot: des chaussons pour le bébé de ma voisine et je me suis inscrite à un cours de couture étalé sur 12 semaines afin de devenir autonome. Il y a quelque chose de satisfaisant dans tout ce qui est d'ordre Homemade ou Handcraft. Une sorte de renouement avec le passé. Je fais partie d'un arbre généalogique aux vieilles racines composé d'un mélange de Québécois (qui remonte surement à l'Europe) et d'Abénakis. Bref, mes arrières-arrières- grand-mères (et on peut remonter plus loin) ont toujours travaillé avec leurs mains et ont su utiliser leur savoir de la nature. J'ai ce besoin d'affirmer ce côté de moi plus créatif, manuel et, même, conservateur. Qui aujourd'hui prétend avec fierté faire du tricot ou se coudre des vêtements ou faire sa pâte de dentifrice? À mon sens, il est perdu le sentiment d'accomplissement dans le superficiel, dans cette fameuse 'Ère du vide'. Et paradoxalement, à Montréal on trouve pleins de ressources; de petites boutiques qui prônent cet art de tout faire soi-même (des ateliers sont aussi offerts).
Dernièrement j'ai trouvé un 'Tricot Lounge'. Je compte bien aller bavarder avec des passionnées des aiguilles et de la pelote de laine. D'ailleurs, c'est surprenamment relaxant le tricot ou la couture parce que tu ne peux pass te permettre de penser à d'autre chose sinon tu défais tes mailles, recule d'un ou plusieurs rangs, ou tu sors le découseur.
Enfin, je ne sais pas jusqu'à quel point tout ce que je raconte est accessible, mais ce que je tente d'exprimer, au fond, c'est mon refus du progrès. De certains.
J'ai pris la résolution de ne plus acheter de vêtements neufs, outre les sous-vêtements et le maillot de bain (ça viendra) et de recycler ce qui existe déjà en rapiéçant, en racommodant et en réutilisant. Pas mal cool.
J'ai commencé un projet de tricot: des chaussons pour le bébé de ma voisine et je me suis inscrite à un cours de couture étalé sur 12 semaines afin de devenir autonome. Il y a quelque chose de satisfaisant dans tout ce qui est d'ordre Homemade ou Handcraft. Une sorte de renouement avec le passé. Je fais partie d'un arbre généalogique aux vieilles racines composé d'un mélange de Québécois (qui remonte surement à l'Europe) et d'Abénakis. Bref, mes arrières-arrières- grand-mères (et on peut remonter plus loin) ont toujours travaillé avec leurs mains et ont su utiliser leur savoir de la nature. J'ai ce besoin d'affirmer ce côté de moi plus créatif, manuel et, même, conservateur. Qui aujourd'hui prétend avec fierté faire du tricot ou se coudre des vêtements ou faire sa pâte de dentifrice? À mon sens, il est perdu le sentiment d'accomplissement dans le superficiel, dans cette fameuse 'Ère du vide'. Et paradoxalement, à Montréal on trouve pleins de ressources; de petites boutiques qui prônent cet art de tout faire soi-même (des ateliers sont aussi offerts).
Dernièrement j'ai trouvé un 'Tricot Lounge'. Je compte bien aller bavarder avec des passionnées des aiguilles et de la pelote de laine. D'ailleurs, c'est surprenamment relaxant le tricot ou la couture parce que tu ne peux pass te permettre de penser à d'autre chose sinon tu défais tes mailles, recule d'un ou plusieurs rangs, ou tu sors le découseur.
Enfin, je ne sais pas jusqu'à quel point tout ce que je raconte est accessible, mais ce que je tente d'exprimer, au fond, c'est mon refus du progrès. De certains.
J'ai pris la résolution de ne plus acheter de vêtements neufs, outre les sous-vêtements et le maillot de bain (ça viendra) et de recycler ce qui existe déjà en rapiéçant, en racommodant et en réutilisant. Pas mal cool.
vendredi, décembre 19, 2008
Du gras
Hier pendant que mon fils jouait avec la balai dans sa chambre et que je tentais d'arracher de jolies clichés entre deux claquements de porte (il aime son intimité et faire le ménage seul) j'ai retourné la caméra vers moi et affiché mon plus beau sourire. C'était la manifestation pure que le temps passe si vite qu'on ne se voit pas métamorphosé par lui. J'ai eu si peur que j'ai du, à plusieurs reprises, me photographier dans tous les sens: en contre-plongé, de gauche, de droite, la bouche fermée, un demi-sourire.... Rien n'y fait. Je suis à ma laideur la plus ultime. Je suis tellement skinny que mes joues en sont creuses, mes yeux se renfoncent dans mon crâne, mes jeans flottent attaché par une ceinture en cuir et mes lunettes sont un satellite comme une mécanique énorme devant deux orbites . C'est si pire que ça. Et puis je m'efforce de manger de l'avocat, de la viande, des patates, du fromage, du lait 3,25%... Littéralement fondu, en plein hiver.
Franchement, la façon la plus rapide et efficace de perdre du poids est l'enfantement. C'est incroyable, dès les premiers pas de fiston, c'est la chute libre vertigineuse...de masse corporelle. Bon, il y a aussi la gastro , mais c'est une autre variable. Je ne pensais pas un jour désirer m'engraisser; je compte sur le temps des fêtes pour y arriver. Comme dit ma belle-mère, il faudrait que je mange une dinde en entier avec beaucoup de stuffing!
Franchement, la façon la plus rapide et efficace de perdre du poids est l'enfantement. C'est incroyable, dès les premiers pas de fiston, c'est la chute libre vertigineuse...de masse corporelle. Bon, il y a aussi la gastro , mais c'est une autre variable. Je ne pensais pas un jour désirer m'engraisser; je compte sur le temps des fêtes pour y arriver. Comme dit ma belle-mère, il faudrait que je mange une dinde en entier avec beaucoup de stuffing!
samedi, novembre 08, 2008
Je n'ai rien écrit depuis presque un an, du moins rien qui n'a pas de lien avec ma maîtrise.
C'est pathétique. Je me suis convaincue, fortement convaincue, de mon inutilité à écrire. C'est stupide et j'en appelle à la raison. Je suis loin des remises en questions d'écrivains ou d'êtres humains voulant changer le monde et se sentant impuissants puis s'enlisent dans une glaucque mélancolie. J'ai une image de glaise dans la tête.
Je me suis juste éloignée, comme tant d'autres fois, pour une raison différente cependant. Je recommence. Je continue tous les bouquins interrompus, je termine leur histoire.
Vous êtes vous déjà demandé ce que vous pouviez apporter à l'existence des autres? En quoi est-ce que l'on devient essentiel à la survie de quelqu'un? Autre que dans l'amour conjugal... C'est plutôt ça mon questionnement. Qu'est-ce qu'on fait des simples connaissances? parce que ça se divisent en plusieurs catégories: lointaines, simples et bonnes. Entretenir un réseau social développé, bon sang que ça demande de l'investissement. Et que ça ne mène pas très loin...ça reste toujours du premier degré, vous voyez? Alors à quoi bon?
C'est pathétique. Je me suis convaincue, fortement convaincue, de mon inutilité à écrire. C'est stupide et j'en appelle à la raison. Je suis loin des remises en questions d'écrivains ou d'êtres humains voulant changer le monde et se sentant impuissants puis s'enlisent dans une glaucque mélancolie. J'ai une image de glaise dans la tête.
Je me suis juste éloignée, comme tant d'autres fois, pour une raison différente cependant. Je recommence. Je continue tous les bouquins interrompus, je termine leur histoire.
Vous êtes vous déjà demandé ce que vous pouviez apporter à l'existence des autres? En quoi est-ce que l'on devient essentiel à la survie de quelqu'un? Autre que dans l'amour conjugal... C'est plutôt ça mon questionnement. Qu'est-ce qu'on fait des simples connaissances? parce que ça se divisent en plusieurs catégories: lointaines, simples et bonnes. Entretenir un réseau social développé, bon sang que ça demande de l'investissement. Et que ça ne mène pas très loin...ça reste toujours du premier degré, vous voyez? Alors à quoi bon?
jeudi, novembre 15, 2007
mercredi, juillet 11, 2007
mercredi, avril 18, 2007
En attendant que mon pain lève
Toujours vivante, je fais du pain entre deux tétées. Il dort je suis réveillée et n'arrive plus à fermer les yeux. Dehors la température me fait chier; il vente et mes fenêtres font kaklang. Je veux une nuit de sommeil, un souper sans chaise berçante et de la bière comme du vin en pintes et en litres. J'ai les boules en usine qui suproduit. Accrochée par une corde imaginaire avec Alek; quand il crie, je mouille mes t-shirts. Du lavage aux deux jours et de la merde plein les mains. Je cherche encore à faire de ma vie une routine moi qui a toujours préféré l'impromptu. Faut croire que ça change une vie quand une tête se faufile entre tes jambes et pousse son premier cri sur ton ventre. Mais j'aime ça. Je suis le témoin de la vie en évolution qui à chaque jour a du nouveau à dire. Des sourires, du vomit et tout plein de tendresse.
mardi, avril 03, 2007
lundi, mars 05, 2007
mardi, février 13, 2007
À quoi rêves-tu?
Ton visage est celui d'un bambin endormi
Les draps épars recouvrent une partie de ton corps
Tes lèvres sont closes et j'entends le murmure de tes poumons
-À quoi rêves-tu?
Habillé en petit soldat, perché dans un arbre, tu scrutes le ciel et parfois poursuis du regard un oiseau qui s'efface en point noir au loin
Immobile, tu respires encore
-À quoi rêves-tu mon amour?
Tu m'as dit un jour avoir vu des fusées partir de l'horizon et explosées en artifices
Tu me tenais la main elle était moite
Et m'entraînais dans le noir nocture
Tu ne m'as pas lâché
J'ai couru avec toi, juste couru
Je m'étends sur le lit, en petite boule, coincée entre tes jambes et tes bras
Tu es beau.
Les draps épars recouvrent une partie de ton corps
Tes lèvres sont closes et j'entends le murmure de tes poumons
-À quoi rêves-tu?
Habillé en petit soldat, perché dans un arbre, tu scrutes le ciel et parfois poursuis du regard un oiseau qui s'efface en point noir au loin
Immobile, tu respires encore
-À quoi rêves-tu mon amour?
Tu m'as dit un jour avoir vu des fusées partir de l'horizon et explosées en artifices
Tu me tenais la main elle était moite
Et m'entraînais dans le noir nocture
Tu ne m'as pas lâché
J'ai couru avec toi, juste couru
Je m'étends sur le lit, en petite boule, coincée entre tes jambes et tes bras
Tu es beau.
lundi, janvier 15, 2007
En auto
Ma journée du 11 janvier 2007 est assez particulière. Nik et moi nous rendons à notre premier cours prénataux ensemble donnée par une sage-femme. Départ dans le froid montréalais sans neige. Quinze minutes pour nous trouver un parking. C'est là que ça commence. Je roule sans m'en rendre compte sur un écureuil aplati à deux reprises. Je suis traumatisée et stressée. Mon chum m'obstine pour qu'on prenne un stationnement payant. Ok puisque le temps coule. Je m'attends à rencontrer une vieille dame avec des cheveux gris posée et délicate. Il y a de la l'huile essentiel à la lavande qui parfume la pièce et des chandelles illuminent le milieu de la table. C'est quand même chouette comme approche. Ça relaxe entoucas. Entre une jeune femme plantureuse et généreuse à l'énergie débordante. Le choc. Son décolletée nous rend mal à l'aise. Ne pas baisser les yeux, ne pas baisser les yeux. Penser accouchement et douleur! Enfin elle réussie à nous faire oublier sa féminité; l'on rentre dans le vif du sujet. Impossible de se concentrer sur deux choses à la fois.
C'est l'heure du dîner, le cours est terminé et le parcomètre est vide. On continu un peu plus loin, vire à droite, vire à gauche. Enfin, une place juste pour la wolkswagen. Tire le frein à main et sors de la voiture. HORREUR!!!!! Sous mon pneu arrière droit, il y a un pigeon gelé et éventré. Je n'aurais jamais pu faire mieux. Il était déjà mort, je tiens à le mentionner. Deux affrontements de la vie et la mort en l'espace de quelques minutes. Absurde. C'est au Zyng que l'on s'arrête pour une bouffe qui, soit dit en passant, est exquise. Énorme salade asiatique, sauté de poulet sauce hoisin et arachides et thés verts. À partir de là ça allait beaucoup mieux. La neige tombait dehors, le froid allait peut-être diminuer et notre ventre plein nous faisait sourire comme des bétas. Pause pipi avant de sortir la carte de guichet. Nik revient le visage pâle. Il y avait du sang partout dans les urinoirs et le lavabo. Quitter ce quartier!!!!!
mercredi, décembre 13, 2006
Pluie, Oh pluie que tu m'écoeures!
J'aime la pluie pour la solitude qu'elle amène, mais là elle me fait franchement chier parce que ma neige a disparue et que la meilleure solitude c'est celle de l'hiver! Je me rappelle mes hivers en Abitibi et même à Rivière-du-Loup où rien ne pouvait faire fondre les premières bordées de niege mouillée. Implacable, elles se collait au sol et demeurait jusqu'à ce que le printemps veule bien arriver. Et ça prenait du temps parce qu'en Abitibi c'est le royaume des tempêtes et qu'à Rivière-du-Loup le fleuve rafraîchit toute la ville; comme un microcosme. Je dois encore me plaindre de Montréal, il n'y a plus de vrais hivers. Ma première année comme Montréalaise, je l'ai passée dans le Mont-Royal à faire du ski de fond. Ça fait au moins deux saisons et demi que les conditions de ski sont mauvaises, à tel point que mon équipement s'ennuie dans le placard. C'est horrible! L'année passée, avec des amis, on s'est loué un chalet dans le fin fond des bois aux abords de Québec. Nik et moi sommes allés nous perdre en raquettes dans la forêt et je me suis royalement sentie énergisée. Ah, que le froid arrive pour que je me taise. Je vais aller manger des friandises glacées et écouter un classique de Frosty the snowman.
samedi, novembre 11, 2006
Bébé, il y a un mois de ça!
Malheureusement, on ne voit que ses deux bras, mais il a tout de même des jambes. On les a vu! Enfin, c'est définitif, je ne vois plus mon vagin, mais mes pieds par contre ils apparaissent lorsque je marche sinon, stationnaire, je ne vois quedale. J'étire tous mes t-shirts, je porte ceux de mon copain et je me lève quinze fois par nuit pour aller pisser. Il n'y a pas une âme qui vive à Montréal qui ait daignée m'offrir sa place dans le bus ou le métro, je dois toujours le demander et c'est frustrant à la longue. C'est à croire que la politesse est partie vivre ailleurs. Faut que je me plaigne dans une lettre ouverte. Attention les hormones!!!!Mais à part mon dégoût croissant de la société montréalaise, tout va bien. Je dois fixer ma maîtrise avant d'accoucher et de casser les doigts de mon valeureux copain qui tentera de m'aider dans ma souffrance. Je lui ai dit que j'allais m'agripper aux barres de métal du lit. Il m'a dit que c'était plus satisfaisant et réconfortant une main...si t'insiste! Et mes voisines d'en bas chantent à tue tête : "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?" Le pire c'est qu'il y a une voix masculine qui répond d'un "OUI" aigu. Hum, combien sont-elles pour une seul "OUI" aigu? Je ne veux pas vraiment le savoir, ce sont les mêmes voisines stupides qui mettent de la musique commerciale à 7h45 le matin faisant vibrer mon plancher, me réveiller, m'habiller et descendre cogner à leur porte les cheveux en l'air pour leur parler de respect.
Bon c'est tout pour ce soir, je m'en vais me coucher, Frankie Boy est juste trop fou et m'assène la vessie de ses coups de pieds ou de tête??!!??
Bonne nuit, ciao.
jeudi, novembre 02, 2006
Intermède
Je regarde le ciel comme s'il allait m'apporter la suite de mon récit. Je fouille dans le bleu et je ne vois rien: il n'y a personne sur le toit des grattes-ciel qui regardent l'horizon avant de se jeter en pâturage aux voitures dans son seul désespoir. Il fait clair, le bruit de la rue monte jusqu'à ma fenêtre et rien ne bouge dans mon salon. Mon chat dort sur le lit, mon thé refroidi et bébé est immobile dans sa piscine amniotique. Juste moi qui tente de trouver du mystère dans tout ça et qui rêve d'ouvrir le sac de Cape Cod dans le garde-manger si ce n'était pas de ma conscience qui me rappelle que tout ce que j'engloutis passe nécessairement dans les veines de celui qui grandit en moi bien au chaud dans son 37 degré celcius constant.
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
S'abonner à :
Messages (Atom)


