vendredi, janvier 23, 2009

Bla bla

C'est la première fois de ma vie où je tiens un calepin de choses à faire. Je l'intitule: Me vider la tête. Le matin, au déjeuner, j'énumère tout ce qui se bouscule ou se chevauche comme tracas, du plus insignifiant (faire les vidanges) au plus nécessaire ( ÉTUDIER). Ça m'aide à libérer mon stress et à me concentrer sur une chose à la fois sans toujours devenir SuperWoman ou SuperMom à quatre bras (quoique je le voudrais parfois). Ça toujours été mon problème, confondre les priorités: commencer un projet puis un autre et finalement tout éparpillé dans la maison pour une semaine, un mois sans rien terminer.
J'ai commencé un projet de tricot: des chaussons pour le bébé de ma voisine et je me suis inscrite à un cours de couture étalé sur 12 semaines afin de devenir autonome. Il y a quelque chose de satisfaisant dans tout ce qui est d'ordre Homemade ou Handcraft. Une sorte de renouement avec le passé. Je fais partie d'un arbre généalogique aux vieilles racines composé d'un mélange de Québécois (qui remonte surement à l'Europe) et d'Abénakis. Bref, mes arrières-arrières- grand-mères (et on peut remonter plus loin) ont toujours travaillé avec leurs mains et ont su utiliser leur savoir de la nature. J'ai ce besoin d'affirmer ce côté de moi plus créatif, manuel et, même, conservateur. Qui aujourd'hui prétend avec fierté faire du tricot ou se coudre des vêtements ou faire sa pâte de dentifrice? À mon sens, il est perdu le sentiment d'accomplissement dans le superficiel, dans cette fameuse 'Ère du vide'. Et paradoxalement, à Montréal on trouve pleins de ressources; de petites boutiques qui prônent cet art de tout faire soi-même (des ateliers sont aussi offerts).
Dernièrement j'ai trouvé un 'Tricot Lounge'. Je compte bien aller bavarder avec des passionnées des aiguilles et de la pelote de laine. D'ailleurs, c'est surprenamment relaxant le tricot ou la couture parce que tu ne peux pass te permettre de penser à d'autre chose sinon tu défais tes mailles, recule d'un ou plusieurs rangs, ou tu sors le découseur.
Enfin, je ne sais pas jusqu'à quel point tout ce que je raconte est accessible, mais ce que je tente d'exprimer, au fond, c'est mon refus du progrès. De certains.
J'ai pris la résolution de ne plus acheter de vêtements neufs, outre les sous-vêtements et le maillot de bain (ça viendra) et de recycler ce qui existe déjà en rapiéçant, en racommodant et en réutilisant. Pas mal cool.

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