Je ne pensais pas m'entendre le dire un jour, mais je m'ennuie de l'été et je m'anime à l'idée que le printemps se rapproche. J'ai hâte. Pour les promenades en poussettes, les pique-niques dans les parcs, les avant-midi à s'éclabousser dans la pataugeoire, les déjeuners sur le balcon, le vent dans les feuilles, les brindilles et les roches à collecter... Et surtout, plus d'habit de neige à enfiler, de gravier sous les pieds dans la maison, de trottoirs impraticables, de cocooning et de vestiges de boîtes de kleenex dans toutes les pièces.
Un peu de simplicité et de légèreté.
Hier, mon fils a eu deux ans. C'est inimaginable le lot de souvenirs qu'un petit homme peut créer en si peu de temps. À chacune de ses fêtes, je revis en sourdine l'accouchement, l'attente, la crainte, la douleur et la joie si profonde, et je m'émeut devant tant de bonheur. Parce que l'amour, pour lui, est ce qu'il y a de plus pur. Ses petites mains me caressent le visage, sa respiration se mêle à la mienne. Il est à cinq centimètres de mon nez, me dit «maman» et me fait un énorme câlin. Jamais je n'avais connu d'aussi vraies émotions.
Et si j'aime tant la mer, les vagues, le soleil et la verdure c'est surtout grâce à lui. Qui aurait cru qu'être maman affûterait ainsi ma sensibilité.
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