mercredi, juillet 11, 2007
mercredi, avril 18, 2007
En attendant que mon pain lève
Toujours vivante, je fais du pain entre deux tétées. Il dort je suis réveillée et n'arrive plus à fermer les yeux. Dehors la température me fait chier; il vente et mes fenêtres font kaklang. Je veux une nuit de sommeil, un souper sans chaise berçante et de la bière comme du vin en pintes et en litres. J'ai les boules en usine qui suproduit. Accrochée par une corde imaginaire avec Alek; quand il crie, je mouille mes t-shirts. Du lavage aux deux jours et de la merde plein les mains. Je cherche encore à faire de ma vie une routine moi qui a toujours préféré l'impromptu. Faut croire que ça change une vie quand une tête se faufile entre tes jambes et pousse son premier cri sur ton ventre. Mais j'aime ça. Je suis le témoin de la vie en évolution qui à chaque jour a du nouveau à dire. Des sourires, du vomit et tout plein de tendresse.
mardi, avril 03, 2007
lundi, mars 05, 2007
mardi, février 13, 2007
À quoi rêves-tu?
Ton visage est celui d'un bambin endormi
Les draps épars recouvrent une partie de ton corps
Tes lèvres sont closes et j'entends le murmure de tes poumons
-À quoi rêves-tu?
Habillé en petit soldat, perché dans un arbre, tu scrutes le ciel et parfois poursuis du regard un oiseau qui s'efface en point noir au loin
Immobile, tu respires encore
-À quoi rêves-tu mon amour?
Tu m'as dit un jour avoir vu des fusées partir de l'horizon et explosées en artifices
Tu me tenais la main elle était moite
Et m'entraînais dans le noir nocture
Tu ne m'as pas lâché
J'ai couru avec toi, juste couru
Je m'étends sur le lit, en petite boule, coincée entre tes jambes et tes bras
Tu es beau.
Les draps épars recouvrent une partie de ton corps
Tes lèvres sont closes et j'entends le murmure de tes poumons
-À quoi rêves-tu?
Habillé en petit soldat, perché dans un arbre, tu scrutes le ciel et parfois poursuis du regard un oiseau qui s'efface en point noir au loin
Immobile, tu respires encore
-À quoi rêves-tu mon amour?
Tu m'as dit un jour avoir vu des fusées partir de l'horizon et explosées en artifices
Tu me tenais la main elle était moite
Et m'entraînais dans le noir nocture
Tu ne m'as pas lâché
J'ai couru avec toi, juste couru
Je m'étends sur le lit, en petite boule, coincée entre tes jambes et tes bras
Tu es beau.
lundi, janvier 15, 2007
En auto
Ma journée du 11 janvier 2007 est assez particulière. Nik et moi nous rendons à notre premier cours prénataux ensemble donnée par une sage-femme. Départ dans le froid montréalais sans neige. Quinze minutes pour nous trouver un parking. C'est là que ça commence. Je roule sans m'en rendre compte sur un écureuil aplati à deux reprises. Je suis traumatisée et stressée. Mon chum m'obstine pour qu'on prenne un stationnement payant. Ok puisque le temps coule. Je m'attends à rencontrer une vieille dame avec des cheveux gris posée et délicate. Il y a de la l'huile essentiel à la lavande qui parfume la pièce et des chandelles illuminent le milieu de la table. C'est quand même chouette comme approche. Ça relaxe entoucas. Entre une jeune femme plantureuse et généreuse à l'énergie débordante. Le choc. Son décolletée nous rend mal à l'aise. Ne pas baisser les yeux, ne pas baisser les yeux. Penser accouchement et douleur! Enfin elle réussie à nous faire oublier sa féminité; l'on rentre dans le vif du sujet. Impossible de se concentrer sur deux choses à la fois.
C'est l'heure du dîner, le cours est terminé et le parcomètre est vide. On continu un peu plus loin, vire à droite, vire à gauche. Enfin, une place juste pour la wolkswagen. Tire le frein à main et sors de la voiture. HORREUR!!!!! Sous mon pneu arrière droit, il y a un pigeon gelé et éventré. Je n'aurais jamais pu faire mieux. Il était déjà mort, je tiens à le mentionner. Deux affrontements de la vie et la mort en l'espace de quelques minutes. Absurde. C'est au Zyng que l'on s'arrête pour une bouffe qui, soit dit en passant, est exquise. Énorme salade asiatique, sauté de poulet sauce hoisin et arachides et thés verts. À partir de là ça allait beaucoup mieux. La neige tombait dehors, le froid allait peut-être diminuer et notre ventre plein nous faisait sourire comme des bétas. Pause pipi avant de sortir la carte de guichet. Nik revient le visage pâle. Il y avait du sang partout dans les urinoirs et le lavabo. Quitter ce quartier!!!!!
mercredi, décembre 13, 2006
Pluie, Oh pluie que tu m'écoeures!
J'aime la pluie pour la solitude qu'elle amène, mais là elle me fait franchement chier parce que ma neige a disparue et que la meilleure solitude c'est celle de l'hiver! Je me rappelle mes hivers en Abitibi et même à Rivière-du-Loup où rien ne pouvait faire fondre les premières bordées de niege mouillée. Implacable, elles se collait au sol et demeurait jusqu'à ce que le printemps veule bien arriver. Et ça prenait du temps parce qu'en Abitibi c'est le royaume des tempêtes et qu'à Rivière-du-Loup le fleuve rafraîchit toute la ville; comme un microcosme. Je dois encore me plaindre de Montréal, il n'y a plus de vrais hivers. Ma première année comme Montréalaise, je l'ai passée dans le Mont-Royal à faire du ski de fond. Ça fait au moins deux saisons et demi que les conditions de ski sont mauvaises, à tel point que mon équipement s'ennuie dans le placard. C'est horrible! L'année passée, avec des amis, on s'est loué un chalet dans le fin fond des bois aux abords de Québec. Nik et moi sommes allés nous perdre en raquettes dans la forêt et je me suis royalement sentie énergisée. Ah, que le froid arrive pour que je me taise. Je vais aller manger des friandises glacées et écouter un classique de Frosty the snowman.
samedi, novembre 11, 2006
Bébé, il y a un mois de ça!
Malheureusement, on ne voit que ses deux bras, mais il a tout de même des jambes. On les a vu! Enfin, c'est définitif, je ne vois plus mon vagin, mais mes pieds par contre ils apparaissent lorsque je marche sinon, stationnaire, je ne vois quedale. J'étire tous mes t-shirts, je porte ceux de mon copain et je me lève quinze fois par nuit pour aller pisser. Il n'y a pas une âme qui vive à Montréal qui ait daignée m'offrir sa place dans le bus ou le métro, je dois toujours le demander et c'est frustrant à la longue. C'est à croire que la politesse est partie vivre ailleurs. Faut que je me plaigne dans une lettre ouverte. Attention les hormones!!!!Mais à part mon dégoût croissant de la société montréalaise, tout va bien. Je dois fixer ma maîtrise avant d'accoucher et de casser les doigts de mon valeureux copain qui tentera de m'aider dans ma souffrance. Je lui ai dit que j'allais m'agripper aux barres de métal du lit. Il m'a dit que c'était plus satisfaisant et réconfortant une main...si t'insiste! Et mes voisines d'en bas chantent à tue tête : "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?" Le pire c'est qu'il y a une voix masculine qui répond d'un "OUI" aigu. Hum, combien sont-elles pour une seul "OUI" aigu? Je ne veux pas vraiment le savoir, ce sont les mêmes voisines stupides qui mettent de la musique commerciale à 7h45 le matin faisant vibrer mon plancher, me réveiller, m'habiller et descendre cogner à leur porte les cheveux en l'air pour leur parler de respect.
Bon c'est tout pour ce soir, je m'en vais me coucher, Frankie Boy est juste trop fou et m'assène la vessie de ses coups de pieds ou de tête??!!??
Bonne nuit, ciao.
jeudi, novembre 02, 2006
Intermède
Je regarde le ciel comme s'il allait m'apporter la suite de mon récit. Je fouille dans le bleu et je ne vois rien: il n'y a personne sur le toit des grattes-ciel qui regardent l'horizon avant de se jeter en pâturage aux voitures dans son seul désespoir. Il fait clair, le bruit de la rue monte jusqu'à ma fenêtre et rien ne bouge dans mon salon. Mon chat dort sur le lit, mon thé refroidi et bébé est immobile dans sa piscine amniotique. Juste moi qui tente de trouver du mystère dans tout ça et qui rêve d'ouvrir le sac de Cape Cod dans le garde-manger si ce n'était pas de ma conscience qui me rappelle que tout ce que j'engloutis passe nécessairement dans les veines de celui qui grandit en moi bien au chaud dans son 37 degré celcius constant.
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
Non, franchement, il y a seulement le téléphone qui sonne à chaque fin de phrase, c'est le CLSC, pour mettre mon dossier à jour et me parler de cours prénataux et tralala tralala. Je vais aller réveiller mon chat, lui enlever les crottes d'oeils avec un kleenex même si elle n'aime pas ça, boire mon thé et parler à bébé en le tâtant question de l'éveiller. Ah oui! prendre un bain et me laver le toupet aussi!
samedi, octobre 28, 2006
La Chine
Un de mes amis est parti en Chine pour enseigner l'anglais pendant un an et je le lis assiduement sur ses deux blogs (un en anglais http://efigierosa-chichieng.blogspot.com/ et un en français http://efigierosa-chichi.blogspot.com/). Il est fasciné par le fait que la créativité de ses élèves est constamment réprimée. Il ne connaisse pas le mot créativité et veulent tous rester dans un cadre pré-établi où tout leur est dicté, jusqu'à ce qu'ils doivent manger et porter. Et je me suis mise à me demander pourquoi parfois je sentais aussi le fort besoin de faire comme d'autres alors que toute ma vie je me suis battue en moi-même pour être dans une marge qui me plaisait et me ressemblait. J'en reviens à Montréal, encore une fois, parce qu'elle m'avale de plus en plus et que ça me fait peur. J'ai l'impression parfois d'avoir été aspirer dans le tourbillon de la piscine qu'on s'amusait tous à faire étant jeune en courant de façon circulaire. Bien, Montréal, c'est la piscine dans laquelle on s'amusait. L'eau est fraiche et revigore l'esprit, mais après quelque temps, elle nous possède, nous dirige et fait de nous ce qu'elle veut bien. Et souvent, on ne lutte même pas.
Ce n'est pas moi qui soit en Chine et pourtant je me sens dépaysée. Décidément, ça doit être l'appel de l'ailleurs.
Ce n'est pas moi qui soit en Chine et pourtant je me sens dépaysée. Décidément, ça doit être l'appel de l'ailleurs.
jeudi, octobre 12, 2006
Des roches et des dires


J'ai mis des roches sur le bord de mes fenêtres. Elles traînaient dans d'énormes sacs de plastique sous le lit dans mon ancien appartement. J'ai décidé de leur donner enfin leur place qu'elles méritent.
Hier j'ai découvert que mon buddha avait perdu un bras lors du déménagement; celui qui porte un bol rempli de pièces d'or. Est-ce que c'est un signe? Son squellette se compose d'une énorme roche roseâtre à laquelle d'autres petites roches blanches sont collées. Voilà pourquoi il était si lourd.
J'ai déposé un vase indénosien dans le fond de mon corridor avec une branche d'arbre que le fleuve avait rejeté à Rivière-du-Loup: ça fait zen.
Quand je regarde dehors, je vois seulement le ciel et une antenne Bell Express vu.
jeudi, octobre 05, 2006
Événement déclencheur: le temps
Je sais ce qui ne va pas. Je suis saturée, j'en peux plus de la ville. Montréal me rend insensible, elle m'agresse avec ses lumières qui tournoient et son chant métallique constant. Je n'arrive pas à m'isoler, je veux retrouver ma campagne. Montréal me remplie la tête; elle m'empêche de me concentrer. Je n'arrive plus à écrire comme avant. C'est l'odeur, les mêmes petits oiseaux bruns dans les arbustes défeuillus, les pigeons gris à faire pleurer. Les églises transformés en condos, les insensibles dans les autobus. Tout ça commence à me puer au nez.
L'autre soir en rentrant dans la 80, il y a un vieillard qui, manifestement, se tient difficilement debout: il avait le dos courber et se tenait à deux mains. Le trajet a durer 20 minutes, tout le monde assis sauf lui et moi qui, la bedaine empêchant ma veste de se boutonner, le sac à dos dans une main m'accrochais du plus fort que je le pouvais pour diminuer les arrêts cavaliers du chauffeur. Pas un astie d'étourdies de marde a oser offrir au moins son banc au pauvre homme qui se balançait d'un côté et de l'autre selon les humeurs de la route et de l'employé bête de la STM. C'est devenue effarant, inquiétant, honteux de vivre entouré d'imbéciles.
J'en ai ma claque. J'voudrais tirer ma révérence et laisser la zizanie se débrouiller toute seule. Montréale est dégueulasse. Autant j'ai pu l'aimer pendant cinq ans, autant lorsque mes pieds frôlent ses trottoirs sales j'entends grincer mes dents.
J'accouche, je finis ma maîtrise et on part pour la maison familial montrer à notre enfant comment entretenir un jardin et faire flotter des bateaux sur la rivière. Lui montrer comment siffler avec une brindille d'herbe verte entre les pouces et regarder les étoiles sans jamais se fatiguer. Juste entendre les criquets le soir à la fraîcheur de la nuit. Ce sera bientôt un aurevoir bien mérité...
L'autre soir en rentrant dans la 80, il y a un vieillard qui, manifestement, se tient difficilement debout: il avait le dos courber et se tenait à deux mains. Le trajet a durer 20 minutes, tout le monde assis sauf lui et moi qui, la bedaine empêchant ma veste de se boutonner, le sac à dos dans une main m'accrochais du plus fort que je le pouvais pour diminuer les arrêts cavaliers du chauffeur. Pas un astie d'étourdies de marde a oser offrir au moins son banc au pauvre homme qui se balançait d'un côté et de l'autre selon les humeurs de la route et de l'employé bête de la STM. C'est devenue effarant, inquiétant, honteux de vivre entouré d'imbéciles.
J'en ai ma claque. J'voudrais tirer ma révérence et laisser la zizanie se débrouiller toute seule. Montréale est dégueulasse. Autant j'ai pu l'aimer pendant cinq ans, autant lorsque mes pieds frôlent ses trottoirs sales j'entends grincer mes dents.
J'accouche, je finis ma maîtrise et on part pour la maison familial montrer à notre enfant comment entretenir un jardin et faire flotter des bateaux sur la rivière. Lui montrer comment siffler avec une brindille d'herbe verte entre les pouces et regarder les étoiles sans jamais se fatiguer. Juste entendre les criquets le soir à la fraîcheur de la nuit. Ce sera bientôt un aurevoir bien mérité...
samedi, septembre 30, 2006
L'été me fait délirer, l'automne récupère mes idées
J'attends que les feuilles virent encore plus au rouge pour me promener dans le bois. Je les regarde de loin. Quelque fois, une traverse mon regard et tombe devant mes pieds. C'est l'automne, enfin, j'en pouvais plus de suffoquer. Une brise froide traverse le moustiquaire de ma fenêtre, je grelotte un peu et ça fait du bien. Tout est plus tranquille dehors. Seul le vent qui fait bouger les branches. Mes voisins colons d'en haut se sont tus. Le poil de mon chat s'épaissi; sa fourrure hivernale traîne un peu partout sur mon sofa. J'adore le froid, les joues et le nez rouges, m'habiller en pelures d'oignon et enrouler mon cou d'un grand foulard.
Mon enfant va naître en hiver, comme ça me rend heureuse; son premier contact avec l'humanité sera la neige...la neige.
Mon enfant va naître en hiver, comme ça me rend heureuse; son premier contact avec l'humanité sera la neige...la neige.
jeudi, septembre 21, 2006
lundi, septembre 04, 2006
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