vendredi, octobre 21, 2005

mercredi, octobre 19, 2005

C'est de l'art!


C'est de l'or!
J'me dédouble
J'marrache
J'me tire
J'me fend en quatre
J'ai le cul à l'air
Les dents qui sèchent
La gueule ouverte
J'me sens éphémère
J'vas-tu m'envoler un jour?

Tremblay


Putain que j'en ai bu d'la Tremblay c't'été
Y'en a encore qui gît sur le sol à côté d'ma boîte de recyclage
Je sais pas ce que j'attends pour aller quêter mon argent
Peut-être que les vestiges c'est attachant!
J'ai le goût de supprimer ce blog et d'en commencer un tout neuf...

vendredi, octobre 07, 2005

C'est à se demander pourquoi les choses ne changent pas. Ne changent pas aussi vite qu'on le voudrait. Ne changent pas tout simplement quand on a besoin de changement. C'est peut-être parce qu'on s'accroche trop. Aujourd'hui j'ai entendu quelqu'un dire qu'il fallait faire confiance à la vie. Comment est-ce qu'on fait pour faire confiance à un concept, à quelque chose d'invisible, de non tangible, bref à quelque chose d'immensément abstrait et impromptu? Dernièrement je m'amusais à dire que j'aimais l'impromptu. Peut-on tout miser sur l'impromptu, sur le hasard? Lui faire confiance. Tout ça fait réellement peur. La dépossession. Comme en avion alors que tes pieds ne touchent pas le sol. La dépossession. La perte d'un certain contrôle qu'on recherche constamment. La tête qui te tourne et le corps qui tangue sur une trottoir cahoteux, incertain. Une ivresse qui te donne une boule dans l'estomac. Quelques sanglots parce que tu es trop faible pour les retenir cette fois. On se sent si vulnérable dans un monde capitaliste. L'autre jour j'étais dans l'autobus à observer la foule s'en aller travailler et je me suis dit: Merde, ma vie consiste réellement à travailler jusqu'à ma mort? C'est vraiment ça la vie? Se trouver un boulot qu'on aime et puis ramasser du fric parce que tout demande du fric. Je commence à croire à l'autarcie. Peut-être finalement que c'est ça la vie, la régression. Un retour à la terre forcée! de toute façon, faut se rendre à l'évidence; tous les signes sont là. Dans peu de temps, les ressources vont manquer. L'or noir s'évapore. Il se transforme en sable qui te glisse entre les doigts alors que tu fermes le poingt pour le retenir. Te glisse entre les doigts alors que tu serres pour le rattraper. Alors je me lève le matin avec toujours les mêmes idées que l'on devrait peut-être faire bouger les choses et mettre des bombes un peu partout pour que le voisin se retourne et te regarde. Pour qu'il s'aperçoive que toi aussi tu existes. Qu'il te tende la main et qu'au coin de sa bouche se dessine quelque chose qui s'apparente à un premier sourire. Foutre des bombes pour que tout le monde réalise que c'est futile de toujours vouloir acquérir et de lever les coudes pour arriver sur le sommet de la montagne. Je dis pas que je vais porter atteinte à vos vies, je dis simplement que j'en ai marre de toujours avoir à tout relier à l'argent. Et ce soir en buvant mon thé, je me suis mise à réfléchir sur ma condition et j'ai pris la décision de ne plus m'en faire et d'attendre ma mort comme tout le monde...

mercredi, octobre 05, 2005

Câlisse

Exaspération dans ma face blanche, fatiguée et frustrée, j'voudrais te câlisser une brique dans le front et te regarder saigner, prendre des photos de ta gueule meurtrie, de ta gueule qui se fou de ma gueule.On vit dans un monde de bêtes sauvages assoifées. Injustice et fraude. Putain je viens de voir mon ex. Un passé qui te rattrappe toujours. Une claque dans la face. J'voudrais que tout s'efface, même mon été. Même ce bout-là de l'été. Tout foutre dans les vidanges, ouvrir les portes et les fenêtres et jeter tous les meubles dans la rue. Créer un immense bouchon pour faire chier un peuple servile. Faire pleurer le Monde. La fin du Monde. Mettre une bombe dans le Centre Eaton et le Carrefour Laval et me saouler la gueule, un joint entre les doigts. Me couler un bain, faire de l'urticaire parce que l'eau est trop bouillante et m'endormir jusqu'à me rattatiner le bout des doigts et à avoir des frissons. Me faire un thé et prendre un livre pour finalement m'acheter un billet d'avion PIS CÂLISSER MON CAMP!
Mais ou elle est cette justice dont on parle tant?

mardi, septembre 27, 2005

Moult

Moult frustrations
Moult changements
Moult perceptions
Moult Moult
Moult tout
Moult va t'en
Moult j'en ai marre
Moult je t'en prie
Moult ÇA VAS-TU FINIR!

vendredi, septembre 23, 2005

D'un trait

Je suis là
Je suis là
C'est facile aujourd'hui ou ce soir
J' ai recommencé à vouloir t'écrire
J'te pointe
J'te nomme
Tu es n'importe qui
J'ai repris mon crayon pis je me marre
Faut croire que le retour à l'école fait du bien
Je vous revois
Je me sens bien et j'écris
Enfin
Pour rien
Ce soir il est tard
J'm'amuse
J'ai ri
J'ai parlé
Et surtout
J'ai eu l'envie pressante de vivre alors que mon cadran affichait deux heures du matin!

mercredi, septembre 21, 2005

Et j'ai expiré...

Ça faisait longtemps que j'avais la main engourdie.
J'arrivais plus à enlever la crampe, une crampe de plusieurs jours, une crampe du genre tenveutpasdescommeça parce qu'elle te gèle sur place.
Ça pris deux mois pour que l'angoisse disparaisse.
Fébrile, j'ai pris mon crayon.
Euphorique j'me suis mise à écrire, à dévaler la page blanche, à la gribouiller, la noircir.
J'me suis envolée.
J'croyais que tu m'avais tout enlevé, mais j'avais juste oublié.
J'avais oublié que ma liberté tu ne peux pas y toucher.
Et je me félicite d'avoir pu te laisser sortir de ma tête, d'avoir osé t'effacer. Delete.
Nouveau dossier, je m'envole plus haut et je te laisse au sol.

mardi, septembre 06, 2005

Demain sera-t'il nouveau?

J'essaie de vous écrire, j'bois thé par dessus thé,
mais le jour me suce l'énergie et le soir je ne rêve qu'au lendemain.
J'ai plus le temps.
C'est fatal, inévitable, on se transmue en vieillard jour après jour et la sagesse on passe à côté.
On a rien vu, rien vécu,
Et on pleure parce qu'on souffre.
De quoi?
De quoi?
Demain je serai encore plus vielle qu'aujourd'hui, c'est ma fête, et je ne suis pas prête.
J'ai pas de résolution à avouer.
J'aime ma vie de débauche, j'me massacre en attendant que tout se résorbe, de lui-même.
Je vais faire comme à chaque année, me souhaiter bonne fête, faire la moue et dire que je hais les jours de fêtes.

dimanche, août 21, 2005

La nuit je mens, Alain Bashung

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènesJ'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
la nuit je mens...

mardi, août 16, 2005

Ooh oui!

Quand il s'est penché pour m'embrasser
Il m'a glissé une parole entre les lèvres
Un shot gun d'amour gratuit
Un poème d'un soir entre deux verres vides
Qui attendaient de se faire remplir eux aussi

Je me suis déshabillée
Le voyage a commencé
Janis s'ocuppait de tout
Elle nous bouffait la pudeur
Dans le creux de l'oreille elle nous disait de se dépêcher
Elle criait la voix rockeuse

J'me suis dit : Let's pretend
Let's pretend it's love tonight
J'vais croire au miracle ce soir
J'me suis pas fait prier pour jouir!

jeudi, août 11, 2005

Elliott Smith - A Distorted Reality Is Now A Necessity To Be Free

I'm floating in a black balloon
O.D. on Easter afternooon
My mama told me, "baby stay clean
there's no in between."
But all you ladies and you gentlemen
between's all you've ever seen or been
Fit poorly and arrange the sight
Doll it up in virgin white
You disappoint me
you people raking in on the world
The Devil's script sells
you the heart of a blackbird
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Sun's rising on a choppy glare
Rain dropping acid bought up in the air
A distorted reality is now a necessity
to be free
It's so disappointing
first I'll put it all down to luck
God knows why my
country don't give a f**k (f**k)
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart
Shine on me baby
'cos it's raining in my heart

dimanche, août 07, 2005

Comme dirait Katheen: Ça va bien!

C'est pas pour te faire chier, mais j'me sens bien. Ai mangé une toast aux tomates, une tomate de mon plan de tomates, dans mon salon, devant mon écran. L'ai avalé tout rond comme un bon bonbon et je le digère lentement parce que c'était bon. Ai fumé une cigarette dans mon salon comme une hors-la-loi parce que mon coloc fume pas. L'ai inhalé à fond parce que mes poumons rosés en redemandaient. Me suis affalée sur mon futon pis j'ai pris ma guitare pour écrire des chansons. C'est pas pour te faire chier, mais à soir le monde est bon. Le monde est bon.

La mélodie

Silence.
On regarde le plafond, les mains derrière la tête, sans bouger, juste respirer.
-J'me sens libre avec toi.
Silence.
-C'est cool, j'ai toujours cherché ça la liberté.
Un demi sourire au visage, un simple rictus et tout a été dit. Tout a été compris. Aucun préjudice au précieux silence qu'on entonne. C'est ça la vrai musique. Quand ça ne fait pas trop peur. Trop peur pour que les vérités sortent, que les faiblesses s'émeuvent entre elles. Qu'on se révèle. La vraie musique.
Il se tourne vers moi, sur le côté, et m'embrasse. Je l'embrasse. Ma main sur sa nuque, la sienne sur ma hanche. Il ne reste plus qu'à jouir.

vendredi, août 05, 2005

Tu peux jouer à la victime

Mas paroles sont minées, ne les écoute pas.
Tes entrailles exploseront à la résonnance de ma voix.
Ta carcasse criera, sillera et se répandra.
Tu seras mort.

J'entame le compte à rebours.
Ton oreille m'a entendu.
Le sable coule.
C'est toi le martyr.
C'est moi le bourreau.
Quelque chose va sauter.

tentative échue

Ma tentative n'est pas vaine, elle n'est que timide et maladroite. Elle n'est qu'un recommencement à chaque mot. Mon silence n'est que préparatoire, une espèce de soupe qui mijote au-dessus du feu. À quand le débordement? À quand la fin de l'attente? Braver le blocus qui m'empêche de sortir ma plume. Certains me reprocheront l'approche je-me-moi dans mon blog, mais j'assume. J'avoue être perturbée! Je m'utilise comme personnage principal et exclut toutes possibilités d'ouverture et même de guérison. C'est ce qu'on appel être dans une phase. Mais rassurez-vous, je m'ennuie aussi des certitudes, bien malgré moi. Et ça me surprend...

mardi, juillet 26, 2005

Quelqu'un m'a entendu...

Ça sent mauvais.
Déjà deux mois que ça fermente.
Les détritus surabondent.
Tout dégringole.
Faut que j'fasse le ménage, j'vais perdre la raison.
Le corps plié en deux, les mains sur le ventre, j'me sens défaillir.
Mes narines picotent, mon cerveau bouillonne, mes entrailles suintent.
Ja vais dégeuler.
Laisser couler dans les dédales de la ville la rivière d'amertume qui me bouffe le coeur.
La laisser s'éloigner tranquillement, loin, plus loin encore.
Et vlan sur le trottoir.
Ça sent mauvais.
L'air est souillé.
Je batifole avec la folie, le regard vitreux, le pas lent.
Et je titube, ivre de dégoût.
Et je crie:
"Aidez-moé quelqu'un, on dirait que le monde sait plus vivre!!!"
Les éboueurs arrivent, le camion à moitié chargé.
Les gants dans les mains, ils vident, ils vident la rue des déchets, des sacs de haine, des sacs de solitude, des sacs de colère et ils m'enlèvent mes vêtements sales, pourris des souvenirs du passé.
Nue.
À nouveau foetus.
Dépouillée et fraîche.
Je repars, l'air est bon.
Un frisson me parcours l'échine.
Quelqu'un m'a entendu.